POLITIQUE D- AFFAIRES
ont SU conserver. Le cours de l'Elbe fut rectifié et sa navigation facilitée, et si la ville même de Hambourg, restée depuis 187i hora dea frontières de douanes, rentra dans le droit commun^', son port conserva sa franchise, et son merveilleux développement prouve l'utilité de celle mesure. Enfin les compagnies de navigation reçurent l'appui du gouvernement impérial pour développer leurs flottes et leur trafic.
En 1879 et 1880, Bismarck avait pensé à créer des surtaxes d'entrepôt qui eussent protégé la marine allemande ; mais ce projet souleva les protestations des cfiambres de commerce de l'Ouest et du Sud, et le chancelier dut y renoncer. 11 eut recours à un autre expédient et proposa d'accorder des subventions aux compagnies de navigation pour le transport de la poste : c'étaient là d'intelligentes primes à la navigation*. A deux reprises, en 188! et 188i, et malgré tous ses efforts*, Bismarck se heurta à la sourde opposition du Reichstag; il était « l'homme tenace en ses desseins » et reprit son projet en 1885 ; après deux discours au Reichstag^, il obtint un crédit annuel de 4 400 000 marifs pour la création de lignes vers l'Extrême-Orient, l'Australie et l'AFrique ; cette mesure était étroitement liée à sa politique coloniale.