HcTcler de Loalende au duc de Gramonl. 19 juillet 1S
« C'est une pierre ôtée de mon cœur », écrivit le roi Guillaume à la reine lorsqu'il reçut le télégramme du colonel Slrantz qui lui annonçait « à mots couverts » la grande nouvelle. La France avait gain de cause en obtenant la retraite d'une mesure qu'elle tenait pour un danger éventuel. Les diplomates étrangers l'engageaient b. « se tenir pour satisfaite de celte renonciation ' », et les diplomates français se félicitaient de cette heureuse solution, a II est évident que voilà une reculade », écrivait M. Le Sourd dans une lettre intime à M.Rotban. Et, touten prévoyant que les rapportsavec la Prusse empireraient, il ajoutait ces phrases qui résumaient exactement l'impression des cours : « L'incident est clos... Le fait est un succès pour nous'. »
La destinée n'avait point encore jeté ses dés d'airain ; pour les précipiter sur la table où se Joue la vie des peuples, deux hommes s'empressèrent : Gramont et Bismarck.
1. Leduc deCranionlaucomlede Beust, 8ianvierlB73. Beust lU^moii'Es, l. II. p. :>6I. Cf. LofluB. Diplomatie réminiscences, 2* Bérie, t. Il, p. îlî.
2. M. Le Sourd 6 M. Rothan. 13 juillet 1870. Rothan. L'Atlemagne et Vitalie 1870-1811, l. H, p. 9. Le Canstilutionnel qui élail inspiré par H, tmile OUivier, s'exprimait dans le même sens A la mËnie dal«.