‹ Bismarck et son tempsChapitre 20 sur 270 · CHAPITRE m U DÉPÊCHE D'EHS. LA DÉCLARATION DE CUERRE · texte numérisé non relu

CHAPITRE m U DÉPÊCHE D'EHS. LA DÉCLARATION DE CUERRE

I I. LBStxauiÈTUDESDisBisiiAHCK. —Bismarck àVarzin. Son attitude et sa correspondance. -— Colère contre Gramont : articles oHicieux et télégrammes au roi. — Départ de Varzin : le coup de tierce et quarte. — Arrivée à Berlin. — Dépit du retrait de la candidature UohenzoUern. Un repas de chagrin. — La matinée du 13 juillet. — Entretiens avec le prince royal, lord Loflus, GortschakofT. Do ut des.

% II. Le a THUOUAGE V d'dne DÉPÊCHE. — La demande de garanties. Projet de lettre remis par Gramont à Werther. — Gramont et Napoléon 111. Télégramme du 12 juillet à Benedetti. Entretien de Guillaume et de Benedetti le 13 juillet. Arrivée à Ems du rapport de Werther et du projet de lettre de Gramont. Irritation du roi. Télégramme d'Abeken à Bismarck. — Le chancelier et le rapport de Werther. Le dtner historique : Bismarck. Boon et Moltke. Arrivée du télégramme d'AJaeken. Conciliabules et rédaction. Les deux textes. Le truquage. La publicité. — L'eflel produit ; la guerre en expectative. — Le message impérial à la Chambre française.

S III. La déclaration de gubhre. — Le retour du roi Guillaume à Berlin. Le pouls de l'Allemagne. — La mobilisation allemande. — Conseil de guerre et Bundesrath. — L'altitude des neutres. L'intervention de l'Angleterre. — La réunion du Reichatag. — La déclaration de guerre.

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Bismarck était parli pour Varzin le 8 juin 1870 en congé de six semaines ' ; officiellement et en apparence il dénom-

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brait ses coupes, regardait monter ses avoines cl buvait de l'eau de CarUbad '. En réalité, il suivait d'un œil altenlirie cours des ûvéncmenls : peut-être n'altendail-il pas un dénouement aussi brusque qu'il advint ; mais, au moment où il écrîvail à Prim et à son ami pour les engager à persévérer dans la candidature Holienzollern, alors qu'il négociait avec l'Espagne dans un mystère significatif, par des lettres personnelles ou des agents officieux, quand il annonçait l'effervescence qui se produirait fatalement en France au jour des grandes révélations, — il ne pouvait, il ne devait se désintéresser d'une affaire dont il exposait lui-même la gravité, dont dépendaient la guerre avec la France et la formation de l'Ailemagne nouvelle *. C'est méconnaître et amoindrir cet homme de volonté et de ruse, entier et autoritaire, que d'en faire, en juin et jusqu'au 7 Juillet, un laboureur en sabots, soucieux uniquement de ses vaches et de ses carottes.

Le départ des Cortès lui déplut, car on renvoyait ainsi à l'automne un résultat presque acquis. Fut-il surpris de la divulgation du mystère ? Peut-être, mais il n'en fut point fâché, car l'affaire était mûre. Il est certain que Thile le tint au courant de la démarche de Benedetli le 4 juillet* ; dès lors, il attendit ; le lendemain, il télégraphiait avec inquiétude au roi pour le prier do « s'assurer une conception aussi froide

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