‹ Bismarck et son tempsChapitre 196 sur 270 · Busch. Tagebuchblàtter, !0 mars · texte numérisé non relu

Busch. Tagebuchblàtter, !0 mars

i. M. ManciDî, ministre des Altaires ë(rangËree,au Sënal italien, 11 avril

3. Billot. La France tl tilatit. Hùloire des anniet troublei, lBSl-1899 (! vol.. 1905),

t « pour oiïrir leurallianceàceux quiladésiraieut ' ». A le 1881, les ambassadeurs d'Italie en Allemafipne et en lie faisaient discrètement connaître aux deux gouveraeimpériaux que l'Italie s'engagerait volontiers avec eux in pacte d'alliance défensive pour la garantie des terrirespectifs.

narck ne repoussa point cette initiative; de nombreuses s le déterminaient h accepter les olîrcs italiennes : nais, l'Autriche no serait plus menacée au Sud et pour^ onsaci'cr toutes ses forces à la cause commune ; la 3 risquerait d'être harcelée sur les Alpes en même temps ir les Vosges; la nouvelle alliance écarterait l'Italie de mce française; l'union éventuelle de la République et r serait conjurée par avance*. Les négociations a'en- ;nt donc i"i Vienne, en février 1882, entre le comte Kalprésident du Conseil, ministre des Affaires étrangères, et )résentants de l'ilalie et de l'Allemagne, le prince Reuas omte Robilant.

20 mai 1882, tes trois plénipotentiaires signaient & e le traité qui bait leurs pa^'S pour cinq années ; le texte point été pubbé, mais, des déclarations faites plus tard arlemenls des trois- pays, on peut induire qu'il a un ère purement défensif, « un but absrJument inoffensif et [ue », disait un des conlroclants'; il institue une :ic territoriale, chacun des signataires s'engageant à se ï à la défense de celui de ses alliés qui serait l'objet

Mencinl b la Chambre des dé|)utéa. l'J mara 1SS3. Cf. les nomcilalions de M. Charmes. Chronique de la Revue dei Deux MoTulei

ovembre 1897.

ij'et les article! des Leiptiger Neuetle Nachrichttn, d'octobre 1S97,

. peul-élre par Bismarck, MeDoini a la Ctiambre daa dâputËs ilellennâ, 13 mors ISBl. Cf.

i il la Chambre des dé|mlés hongroise, mars el avril 188Î.

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d'une agression étrangère. On l'a justement remarqué : pour mesurer la portée de cette alliance, il suffît de se reporter au traité d'alliance passé le 7 octobre 1^79 entre l'Allemagne et l'Autriche, et f|ui a servi de base à la. ligue nouvelle' : la Triplice de 1882 n'est que le prolongement de la Duplice de 1879.

11 n'y avait point à s'y méprendre, la Triple Alliance 'était formée contre la France : la Sainte Hermandad était constituée pour protéger l'Europe contre les turbulences de la jeune République, et les commentaires qui aceompafi^èrent sa publication ne laissèrent point ignorer aux Françgis que de bons gendarmes surveillaient les mauvais garnemente. La Triplice devait rester secrète, elle ne le demeura que quelques mois : à Vienne et ft Rome, des hommes d'Etat l'annoncèrent, les uns avec une discrétion diplomatique, les autres avec une joie épanouie. Les journaux des trois pays donnèrent de ces discouns des ^oses sans lact ni douceur. Les Français s'en émurent. « Nous ne pouvons douter de notre isolement, écrivait le plus modéré et le plus académique, et nous aurions tort de nous y résigner*. » Et la nécessité s'im^ posait d'une alliance en contrepoids, avec un peuple d'Orient qui la désirait manifestement.

La signature de la Triple Alliance garantissait l'Empire allemand contre une agression de la France ; mais elle n'isolait point celle-ci suffisamment au gré de Bismarck, car elle ne s'opposait pas k une coalition franco-russe, elle le facilUail même en manifestant A Pétersbourg la rupture de l'ancienne

i. Billol. ia Franeeetr/Zfliis, t. I, p. 3b.

î. Valberl. La Triple Alliance. Rtmie tlta Deux Mondet du i" mai 1883.

alliance des trois Empereurs, en rapprochant le gouvernement du tzar et la République française dans un pérïl commun. Les relations de l'Allemagne et de la Russie n'étaient devenues ni meilleures, ni pires ; les armements avaient continué en Pologne, elles plaintes dans la presse allemande. Entre l'Autriche et la Russie, les rapports étaient plus difficiles encore, compliqués par de nombreux incidents dans la péninsule des Balkans, où les deux puissances se disputaient la suprématie. Ainsi le cours naturel des événements semblait dissocier le groupe des Empereurs, mettre la Russie en opposition ^c l'Allemagne et de l'Autriche : Bismarck parvint une fois encore à éviter celte rupture,

E)ès l'été de 1883, une année à peine après avoir conclu la Tripiice du centre, Bismarck rêvait de renouer la Trîplice de l'Orient. Devant le prince de Hohenlohe, il constatait l'amélioration passagère de ses relations avec les diplomates russes, il indiquait les agitations de la Pologne comme un danger commun aux trois gouvernements dont dépendait l'ancien royaume, il relevait la nécessité de mesures communes contre les révolutionnaires. « Nous reviendrions ainsi à l'alliance des trois Empereurs », ajoutait-il '. Il était déterminé par d'autres considérations encore, mais si secrètes, qu'il ne les publia qu'après sa mort. Il avait volontairement recherché l'alliance avec l'Autriche; il la croyait solide et durable; mais sceptique par expérience personnelle, il n'était sur, ni de la solidité, ni de la durée du pacte fraternel. « 11 n'existait pas pour l'Allemagne, a-t-il écrit, d'assurance certaine contre le naufrage de la combinaison choisie '. » Négociant subtil de la plus habile diplomatie, il résolut de contracter une « réassurance » .

1. Prince de llohcntolic. DenkivUrdigkeilen, il octobre 1883, I. U, p. 343.

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