‹ Bismarck et son tempsChapitre 199 sur 270 · Prince de Hohenlohe. DenkviUrdigkeittnA- ". p · texte numérisé non relu

Prince de Hohenlohe. DenkviUrdigkeittnA- ". p

4. Mtltnaclit. Erinnerantjett an Bismarck. Ntut Polge. p. tS.

5. Le mot est de Bismarck m&medana un entretien avec M. Dém. Slurdza. Wllte. QuifiM ant iThùtoire, p. 399.

ccHnmandes industrielles et les affaires finaneières affluèrml de Roumanie eo Allemagne ; — laBtdgarie, ei^, et ici le problème politique se doublait d'une question de personne. Le prince Alexandre de Battenberg régnait depuis 1879 à Sdia : on raconte qu'il avait demandé au chancelier allemand s'il devait répondre au vœu des populations bulgares et qu'il reçut cette réponse narquoise : <c Cela vous fera de beaux souvenirs. > D ne tarda point. à expérimenter la profondeur de celte parole ; il débuta par gouverner sous l'égide fusse, mais dut la repousser aux cris de colère de son peuple'. La révolution de 1885, qui réunit les deux Bolga^ rie.s, la guerre avec la Serbie, quoique victorieuse, ne facilitaient point sa lAcbe. Bismarck proclamait à grands cris que l'Allemagne n'avait aucun intérêt en Bulgarie et ses joornaux officieux déclaraient tout nel que la Russie pouvait s'installer it Constantinople sans trouver les soldats allemands sur son chemin ~ ; mais le chancelier redoutait que la politique audacieuse du prince Alexandre brouill&t l'Autriche et la Russie : il ne lui convenait ni que ses doux amis fussent intimes entre eux, ni qu'ils se pourfendissent. Un joli roman d'amour acheva d'irriter l'homme de fer : la princesse Victoria de Prusse, fille du kronprinz, s'éprit du beau prince Alexandre^ ; ses parents, son aïeule, la reine d'Angleterre, acceptaient ce mariage. Bismarck rugit : ce serait la rupture avec la Russie ; il avait d'autres raisons, que la raison n'oâ^ait donner, assez basses, de vengeance envers la princesse royale, de mépris envers « ces Anglaises », les princesses qui admiraient son génie, mais non son caractère.

1. Oncken. i>ai Zeilaller dts Kaims Withtim, l. Il, p. 938 et Bulv. i. Lenz. Geachic/iie Bhmarclit. p. 413. Bismarck au Reichstag, 6 lévrier 18K8.

3. UËB tatlS, d'eprts Bismarck même; Busch, TagtbaehblliHtr. t. ll[.

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DIX ANN15ES DE l'OLlTIQUE EXTÉRIEURE 5Î3

Trois années durant, il ne décoléra point contre la fourberie du Batlenberger et les intrigues de la Battenbergerm : la chute du prince Alexandre ne calma point b& fureur, et le joli roman fut clos par sa volonté toute-puissante '.

A. la fin de 1886, Bismarck semblait avoir groupé autour de l'Allemagne tous les États du monde, sauf un. Le Danemark se résignait par nécessité ; le Schicswig-Holstein était allemand, bien allemand, et une convention passée le 11 octobre 18*78 entre l'Allemagne et l'Autriche avait abrogé la clause du traité de Prague qui réservait le vote des populations annexées; que voulait opposer le petit royaume au , dire des deux grands Empires ? — L'ouverture de la ligne du Gotlliard, en 1882, avait marqué une recrudescence des relations économiques entre la Suisse et l'Allemagne. — L'Espagne, inquiète et irritée de l'incident des Carolines en 1885, n'avait pu que s'apaiser après l'arbitrage du pape ' ; les sifflets indécents dont quelques mitrons en goguette avaient accueilli le roi Alphonse lors dû son passage à Paris en 1883, avaient froissé l'honneur castillan; le prince Frédéric-Guillaume s'était rendu à Madrid pour faire une « contredémonstration ' », et déjA l'eaipcreur Guillaume annonçait en confidence « que l'Espagne marcherait avec lui, si la France lui déclarait la guerre' ». — En Angleterre, le parti conservateur revenait au pouvoir et songeait à adhérer dans une certaine mesure à la Triplicc de l'Europe centrale pour garantir ses intérêts dans la Méditerranée '. — Et aux États- Unis, l'incident Lasker' était oublié, un nouveau message

l./nfro, p. 561.

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