‹ Bismarck et son tempsChapitre 210 sur 270 · I. Philippson. Diu Leben KaUtr Friedrich» Ul, p · texte numérisé non relu

I. Philippson. Diu Leben KaUtr Friedrich» Ul, p

Buccès, le eoncours de ministres et de fonctionnaires à sa dévotion, et l'assurance de survivre à son monarque. Les anciens amis du kronprinz étaient soigneusement écartés du Palais impérial; les députés libéraux et indépendants, qui fondaient toute espérance dans le nouveau souverain, étaient tenus pour des hypocrites dans leur « hyperloyauté », et le prince de Galles, beau-frère de Frédéric 111, devenait un fourbe, ami de l'ennemi hérédilaire '.

Isolé, l'empereur Frédéric n'avait qu'un appui et qu'un conseil, mais de toute heure et de tout dévouement : l'impératrice Victoria, Toujours à son chevet ou à sa table de travail, dévouée à tous les soins et à fous les secours, elle l'entourait de sa tendresse désolée et de sa sollicitude intelligente. Contre elle, Bismarck ne décolérait pas et ses outrages, renouvelés jusqu'après sa mort% étaient répandus par ses confidents. n Elle ne veut que propager l'influence anglaise, disait-il rageusement, que servir les intérêts de l'Angleterre... Elle abrutit son mari. Elle parle, elle parle... Il est malade, il aime sa famille et est sans force pour lutter contre elle. J'étais Id un jour où elle l'endoctrinait avec sa volubilité et sa logique de femme. Il n'osait rien répondre; il s'était assis silencieusement et avait l'air abattu". » Mais la douceur pénétrante de l'impératrice ne pouvait vaincre la dure puissance du chancelier. La lutte était pénible, attristante, môme pour Bismarck. « Ce furent les )ours les plus difficiles de ma carrière », disait-il plus tard à un confident*. Mais toujours il l'emportait. « Ainsi advint-il que le ministre imposa

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