DieGreniboten, Sa avril 1SS
p. 360. Prince de
D,9:.zea.yGOOJ^Ic
TROIS liMPEREURS EV USIî ANNIiE BSI
sa voloiilé à l'empereur, non l'empereur au ministre'. » Les actes de Rrédcric IIl ne répondaient point à son -passe et à son caractère. L'avènement du nouvel empereur entraînait uoe pluie de décorations; c'est un privilège personnel du monarque, mais le chancelier tutta pour écarter de cette rosée les indépendante et les libéraux, et, s'il céda pour quelques-uns, comme Virchow, ïl l'emporta pour d'autres, anciens amis du couple impérial, mais adversaires politiques du chancelier. Des mises en liberté par voie de grâce, on écarta soigneusement les démocrates et les socialistes. L'empereur ne parvînt point & révoquer de ses fonctions un prédicateur à la cour, M. Stocker, le Farouche apàtre de l'untisémitismc, le chevalier bardé d'apostrophes contre le libéralisme. Et des mesures étaient prises pour faire de la frontière alsacienne une muraille de Chine.
Le projet de mariage Battenberg revint en discussion. La jeune princesse Victoria, tenace en son amour, espérait obtenir de ses parents ce que son grand-père lui avait refusé, la main du beau prince. L'impératrice était favorable ù ce joli roman : elle était femme et mère; déjà Alexandre de Battenberg annonçait sa prochaine visilc & Berlin, en liancé ; mais Bismarck opposa durement la mison d'Etat : le prince avait irrité la Russie, son mariage avec la Hlle de l'empereur brouillerait les cours de Berlin et de Pétersbourg ; cette union semil d'ailleurs une mésalliance, les Battenberg étant de petites gens à cAté des Hohenzollern . Ces raisons étonnent, examinées au recul du temps ; déjà un mariage avait uni les deux familles, et, si Alexandre avait froissé la Russie, il avait expié ce crime, car depuis deux ans ses sujets l'avaient « débarqué ». La question paraissait être plus de personnes