Philippson. Das Leben Kaiser Friednchi lU, p. iOO
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que de principes. On en délibéra en conseil royal ; l'empereur demanda un nouveau rapport à Bismarck, qui menaça de sa démission si l'on outrepassait son avis. « Ce ne serait pas un malheur, n^pliqua l'impératrice dans l'intimité, gi Bismarck s'en allait'. » L'empereur hésitait, car, en son état de santé, le tapageur départ du chancelier était une grave complication. Le bruit de la querelle se répandait à la cour et à la ville; les journaux s'en étaient emparés, favorables ou hostiles au mariage, suivant qu'ils étaient adversaires ou partisans du chancelier; d Vienne, on annonçait la démission de Bismarck'; les journaux oflicieux. Gazette de Cologne, Gazette de l' Allemagne du Nord, menaçaient l'Empire des pires calamités si le roman trouvait un heureux dénouement. Deux conseils entraînèrent la décision de Frédéric III ; le grand-duc de Bade, son beau-frère, l'engagea à ne point accueillir le prince Alexandre dans sa famille; la reine Victoria, de passage à Berlin, exposa à son impérial gendre l'opinion de son premier ministre, lord Salisbury, qui était hostile à Battenberg. Et l'amour dut céder à la raison d'Etat. D'autres décisions étaient prises par Krédéric, à cœur marri. Le Reichstag avait volé une loi sur les menées socialistes, loi d'autorité et de dure répression; quinze jours après son avènement, l'empereur la contresigna. L'assemblée impériale avait décidé de prolonger de trois à cinq années le mandat législatif, malgré l'opposition des gauches qui voyaient là une mesure de défiance envers les électeurs; le projet de loi avait été délibéré par le Bundesrath sous l'ancien règne, le nouvel empereur n'avait aucun droit de veto, — Bismarck ne riianqua point de le lui rappeler, — et Frédéric promulgua la loi allemande. La Chambre prussienne avait voté pareille
1. Mncede llohenlohe. Denktuilrdig/ieilen. l. II. p., (3S. i. Ilahn. Fllral Bàmarek, I. V, p. 340.