TROIS EMPEREURS EN UNE ANNÉE 5S
disposition pour les élections du royaume : ici Bismarck ne put dissimuler au roi que son droit était de refuser son approbation'; Frédéric annonça qu'il y réfléchirait, mais peu de jours après, lassé, sans forces, il contresigna la ici (27 mai).
Ce fut sa dernière concession : le condit, prévu de tous', s'engagea entre le monarque et son ministre, lutte bientôt apaisée par la mort. Le ministre de l'inténeur, M. de Puttkamer, appartenait à la droite de sang bleu, il avait la main forte, mais brutale, et se croyait sûr de l'appui de Bismarck. Il avait organisé l'aflministration prussienne en agence électorale, déchiqueté à son gré les circonscriptions et érigé la pression administrative en dogme de gouvernement . La Chambre prussienne, en votant le 2 mai 1888 la loi sur la prolongation du mandat législatif, avait, malgré les protestations hautaines de Puttkamer, exprimé le vœu que le gouvernement respectât a les dispositions législatives qui interdisent les dislocations tendancieuses des circonscriptions électorales ». Un article d'un journal officieux ', évidemment inspiré par le ministre, reproduisit ses protestations et déclara que le vote de la Chambre était une atteinte aux privilèges de la Couronne, car la constitution prussienne ne soumettait l'administration royale à aucun contrôle. Discours et article irritèrent Frédéric III, qui tenait à assurer la liberté des électeurs. Il ne contresigna la loi sur la durée du mandat qu'après trois semaines de réflexion, par respect des décisions de la Chambre, mais il adressa au ministre de l'Intérieur un rescrit où il recommandait « de ne point atteindre à l'avenir la liberté électorale par une influence administrative a.
A ce moment, d'qilleur», la Chambre protestait à nouveau
I. Prince de Bismarck. Fengées et Souvenirs. 1. 11. p. 363. t. [>enE. Geickichte Bitmarcka, p- *ii.