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ÏDcapacités à des postes qu'il ne peuvent gérer », disait-il en gémissant '. A la cour un nouveau parti se formait, actif, insinuant, rappelant cette camartV/a de 1862 qui avait amené au pouvoir l'ambassadeur prussien en France : un pasteur, M. Stocker, un général, le comte de Waldersee, passaient pour aussi inlluents auprès de l'empereur qu'hostiles au chancelier, qui les détestait, car il sentait leurs sourdes menées, et l'on prêtait à Waldersee ces paroles qu'il aurait dites à l'empereur : « L'illustre ancêtre de Votre Majesté ne serait pas devenu Frédéric le Grand, s'il avait supporté & son côté un ministre tout-puissant *. » Un nouvel homme s'imposait comme le futur chef du gouvernement impérial, c'était l'habile secrétaire d'État à l'Intérieur, M. de Bœtticher, qui avait pris depuis dix ans une situation exceptionnelle aux assemblées parlementaires, avait rédigé la loi sociale de 1889, et par son intelUgence des besoins modernes, avait acquis la confiance de son jeune souverain; il était trop fidèle à Bismarck pour le combattre sourdement, mais trop soumis à l'empereur pour le contrecarrer dans ses nouveaux desseins*, et déjà l'on murmurait qu'il était le chancelier de l'avenir.
Si de nombreuses critiques s'élevaient contre la personne de Bismarck, non moindres étaient les objections soulevées ô sa politique. Le grand autoritaire avait, par la constitution de 1871, réuni tous les pouvoirs gouvernementaux entre les mains duchancelierimpérial,et,depuisjuinl888,rempereurdétibérait avec les secrétaires d'État, prenait même conseil d'étrangers au gouvernement; Bismarck posait la lutte contre la démocratie comme un dogme intangible, n'admettant de discussion avec