‹ Bismarck et son tempsChapitre 225 sur 270 · Bluni. Meine Brinneruitgen an Bàmarck, p · texte numérisé non relu

Bluni. Meine Brinneruitgen an Bàmarck, p

2. Voy. l'intéressant arlicle de M, Maximilien Harden Uans la Zakuafl. mai 1905.

3. Voy. les confidences de M. de Ba-llichcr k M. de Mûnï. Neue Frète Freis, mare 1907.

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les BOoialistcB que par le Jtfnn^ tendu, et GuillRume II prêtait l'oreULe aux plaintes de son peuple, prétendant combattre le parti démocrate par desconoessims et neiiparriesbourradee. a Je ne veux point être appelé le pnnoe-qnitTsille », disait ie jeune empereur '. Déjà les vieux parlementaires relevaientla idte et M. de Bennigsen réclamait la nomination d'un «eorétaire d'Etat aux finances, responsable devant le Eeichstag, ce qui était l'abomination de la désolation. La situation politique était «lifBcile : l'alliance des conservateurs et des nationauxlibéraux, le Cartell de 1867, craquait sans conteEtte ; les élections étaient proches, Bismarck semblait s'en désintéresser, absent de Berlin un mois avant leur échéance ; lerésirftat de oelte consultation nationale était inoertain, et cette inoerli' iude permettait toutes les cominnaisons comme t«ules loe ambitions.

La même incertitude régnait dans-lesaflBiree étrangères. Depuis 4879, Bismarck avedt dirigé sans contrôle la politique extérieure de l'Allemagne : il avait délié l'union des trois empereurs, noué la Triple Alliance des puissances centrales, mis de l'aigreur dans l'iancienne amitié avec la Russie. IDepuis le Congrès de Berlin, les relations de l'Allemagne étaient difficiles avec la cour slave, qui se plaignait de n'avoir point trouvé auprès de sa voisine occidentale l'appui que Tnéritait sa ibienveiltante neutrabtéen 4870. Bismarck n'avait rien fait pour améliorer ces relations : sa rivalité :avec Gortsohakoif l'avait entraîné 6 de maladroites paroles, soigneusement rapportéesA Pétcrsboorg par ses adversaires ;'il:avait refusé avec dédain tout concours aux finances russes ; en 1889, il avait prononcé au Reichstag des paroles injurieuses, vivement ressenties aux bords de la Neva. On l'a déjà dit, le premier il

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avait cmtriboé ft ntpfmeoher la France et la Russie. Il semblait à la veille ^^e 'bnoutlle éclatante .avec ceil&'ci, et soudain il oherehait à «'en rapproi^iBr. Sa leonfiauoe «n la TrtpViee était ébranlée, il prév<vyaît les difficultés int^rieupee de l'Autriche qui paralyseraient son «ctioo extérieure ; il |H>essentait des démêlés possibles ^itre ses deax alliés, rilalie<et l'Autriche ; il avait donc renoué à Pétersbou^ des fils d'attache '. Et l'emperear Guillaume 11 s'of^xwait à cette voltc soudaine, il se refusait à abandooner subrepticement l'Autriche, àl oroyait .par avance à l'alliance franca-ruaae.

Le f^od tenooe qu'avaHété Bismarck devenait ;un versatile, fib un an, îl^vait venié trois J'ois, .passaot de l'Autriche à .1b Russie, pour revenir de l'une ft l'autre. L'empa<ear était « stupéfait » de ces variations, et ne cachait pas qu'il comptait à l'avenir conduire personnellement la diplomatie allemande '.

Une première escarmouche éclata entre l'empereur et le chancelier le jour même ou le tzar quittait Berlin, le 13 octobre 1890. De la gare de Lehrte où Alexandre avait pris le train, Guillaume accompagna en voilure Bismarck A la \Vilhelmstrasse et resta longtemps au palais du chancelier. L'empereur avait manifesté l'intention de rendre prochainement sa visite au monarque russe, le chancelier tentn de l'en dissuader ; quoique favorable à un rapprochement avec la Russie, il demandait à son souverain d'évKer une démarche d'amitié « qui ne répondait point aux sentiments personnels du tzar envers l'empereur d'Allemagne. — D'où tirez-vous celte conclusion, reprit vivement Guil-

1. Buscti. Siir.oirea de Bismarck. I. Tl. p."?!)!, 'Passage supprimé dans TagefmchbtffUtr. i. m, p. !79. Cf.. soub toutes réserves, le projet de'nole de Vtamarck, publié parles Ltipûger fftaetleVachrielttm d» 6 novembre I90«.

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