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Bismarck A M. K&mmel. Die Grenibalen, Janvier

sae BISMARCK

de manœuvres bismarckiennes pour qu'elles fussent refusées. Toutes furent acceptées. Le 15 mars, les délégués se réunissaient au palais même du chancelier.

Cependant les élections au Reïchstag avaient eu lieu les 20 février et 1" mars. Elles s'étaient faites sur la question sociale et ouvrière et s'étaient ressenties «lu désaccord à la cour. C'était un scrutin de désarroi. Les conservateurs perdaient quelques voi.'c, le parti de l'Empire était réduit à sa moitié et te parti nalional-libéral amoindri de 28 députés; le centre s'augmentait légèrement, les progressistes gagnaient 32 voix, les démocrates et socialistes passaient de il à 45; ainsi l'extrôme-gauche remportait un éclatant succès ; elle avait réuni dans le pays plus de suffrages qu'aucun autre parti '. Ce résnllal bouleversait l'ancien équilibre parlementaire ; le Carlell de 1H87, l'alliance des conservateurs et des nationaux-libéraux, était mis en minorité, et la minorité de la veille, la coalition des progressistesj des socialistes et (iu centre devenait la majorité. C'était un coup droit i!i la politique du chancelier, un désaveu de ses lois d'exception et de combat, un appel énergique à une action nouvelle et pleine d'inconnus. Bismarck n'en fut point étonné, il avait prédit co revirement dès le 25 janvier. Beau joueur, il résolut alors de jeter son va-tout.

En ce commencement de mars 1890, la question était nette, forte, catégorique entre Bismarck et Guillaume. Pour chacun, c'était toutou rien ; l'un serait maître, l'autre soumis. Or nul n'avait tempérament à s'agenouiller. Depuis plus

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