‹ Bismarck et son tempsChapitre 238 sur 270 · I. Blum. Fùnl Bitmarck und Mine Ztit, t. V[, p. tSS · texte numérisé non relu

I. Blum. Fùnl Bitmarck und Mine Ztit, t. V[, p. tSS

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mais leurs relations furent correctes d'apparence. Le 20 janvier 1894, un aide de camp de l'empereur, comte de Moltke, le fils du vieux paladin, parut h Friedrichsruh, apportant de la part de son maitre une fine bouteille de Steinberger Kabinei pour rendre forces à l'illustre convalescent, et Bismarck résolut de se rendre en personne à Berlin pour présenter ses pemercîments à son roi.

Le 26 janvier, le grand homme parut dans sa bonne ville en fête ; au milieu des cris de joie, il alla au château où il passa quelques heures. Le 19 février, l'empereur rendit cette visite au châtelain de Friedrichsruh. La réconciliation élait définitive, M. de Caprivi n'avait plus qu'à disparaître ; en septenabre, Bismarck prononça deux discours à Varzin où il critiquait la politique de son successeur dans les provinces polonaises de la Prusse ; il la trouvait empreinte d'une bienveillance excessive envers les indigènes, et dangereuse pour l'unité nationale; de son cAté, Guillaume 11 prononça des paroles analogues : un mois après, Caprivi prenait congé du pouvoir, et rentrait dans l'obscurité qui lui était naturelle. Quelques-uns annonçaient, déjà le retour de Bismarck, qui avait si personnellement contribué à ce départ ' ; on comptait sans la volonté de l'empereur. Le prince Clovis de Hohenlohe, slatthalter en Alsace-Lorraine, fut appelé à diriger la chancellerie impériale et le ministère prussien.

A l'annonce de cet événement, une même question se posa dans toute l'Allemagne : comment le nouveau chancelier se comporlerait-il envers le héros national ? Le prince de

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