Rolhan. L'Allemagne et fllaiit, ISTO-1871, t. I. p
de: BERLIN A SEDAN 81
le grand-duc de Mecklemboui^-Schwerin, les sénats de Hamboui^ et de LObeck notifiaient au représentant français la rupture des relations diplomatiques. Ernest de Coboui^ rentrait en hàle dEins son duché pour préparer son bataillon'; Pierre d'Oldenboui^ qui possédait quelques territoires sur la rive gauche du Rhîn, manifestait grand zèle' ; le roi de Saxe se conformait avec beaucoup de fidi^ité à ses devoirs fédéraux*. A cette allure générale, même les grognons du début étaient gagnés ; presque tous venaient ft Berlin', pour solliciter quelque commandement et s'empressaient auprès de Bismarck. Dans les quatre Etats du Sud, l'opinion publique manifestait très généralement dans le sens patriote et un journal la rcdétait exactement lorsqu'il écrivait: « Le sang versé contre l'ennemi commun sera le plus ferme ciment de l'unité allemande*. » Les gouvernements étaient plus divisés, lis avaient reçu, des représentants delà Confédération du Nord, communication de la note envoyée par Bismarck dans la nuit du 13 au 14 juillet', — la dépêche d'Ems ; ils avaient pu prévoir, réfléchir et se décider. Le 16, le chancelier fédéral avail invoqué les conventions militaires, le casus fœderis, et mis en demeure les quatre princes de mobiliser leurs lroupes\ Confiant en quelques rapports inexacts, le cabinet français croyait encore à leur neutralité. Son erreur fut tôt détrompée. Le grand-duc de Bade avait double raison pour se rallier