Blum. FUrsl Bitmai-ck und seine Zeit, l. IV, p. 2ST
Dt: BERLIN A SKDAN 13
ântiles'.AlaCbaDibre des députés, le parti cléncalelexclusivisle avait la maJOTÎlé : le cabinet et le Parlement semblaient donc décidés à repousser l'injonction de la Prusse ; la marche à la guerre vint du peuple et du roi.
Pendant les jours mêmes où la guerre était en débat, la Chambre bavaroise épluchait le budget mllilaire et marquait son bostilité la plus vive à l'alliance prussienne * ; un des chefs du parti catholique, le pr(rfesseur Sepp, déclarait tout Bel en faisant allusion aux événements en cours : « Nous n'accorderons ni hommes ni argent, car nous ne reconnaîtrons ni le castis fœderisy ni le casus belli. » Le roi était en voyage. L'opinion publique s'émouvait, habilement travaillée par la presse amie de la grande Allemagne. Le 15 juillet au soir, Louis 11 revînt brusquement ft son château de Berg.
Le roi Louis de Bavière était une nature singulière et déconcertante : plus artiste qu'homme d'État, il se plaisait à la musique, aux arts plastiques, à l'architecture surtout, où il avait pris pour modèle le style ample et pompeux de Louis XIV; brillant cavalier, il errait à cheval dans ses parcs, soUtaire comme dans la vie, sans cure le plus souvent des affaires d'État, acceptant les projets de ses ministres, se contentant deleur exprimer son désir par un court-billet\ Parfois, il Ikreoait rapide sa décision sur les plus difficiles affaires, croyant a^jir spontanément, inspiré en réalité par un de ses conseillers ou un de ses voisins, le roi de Saxe ou le grand-duc de Bade'. Puis il retombait dans ses rêveries lointaines et dans son indilTérence maladive.
1. MohI. LebeTis-Brinneruniien, l. Il, p. 323. M. du MohI rcpri>scntait à celle époque le grand-duc de Bade a Munich.
i- 0. Lorenz. Kaiter WUhtlm vnd die Begrttndung dt3 Reichi, p. iS^ cl siiiv.