‹ Bismarck et son tempsChapitre 47 sur 270 · Atu KaUtr PriediHche Tagebuch, 17 septembre 1S · texte numérisé non relu

Atu KaUtr PriediHche Tagebuch, 17 septembre 1S

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sur la route de Versailles, où il comptaU s'installer, et de séjourner quelques jours au chMenu de Ferrières. Biamarck avait reçu la veille au soir une lettre de Jule» Favre proposant a d'essayer une transaetioQ luHiorable avant d'enr gager sérieusement les boelilités sous les murs de Paris s ; il se mettait donc « à la dispositiou » du chancelier et demandait « comment et où ■> tous deux pourraient conférer. Bismarck avait immédiatement proposé au ministre français de le recevoir le lendemain à Meaux. 11 l'attendit toute la msUflée. A midi, Jules Favre n'était pas arrivé; le chancelier fédéral laissa pour lui une lettre à la mairie et prit à clieval la route du Sud. A dix kilomètres de Meaux, pouréviterun encombrement, il enfila un chemin de traverse'. En rejoignant la grands route, il apprit que Jules Favre et ses compagnons venaient de passer. HaUfeldt [ùqua en arrière pour les rejoindre. 11 les rencontra près de Ntontry; l'attelage des Français était fourbu ; ils descendirent de leur voiture devant une pauvre ferme presque en ruines et s'assirent sur quelques débris. Bismarck arriva.

Dix-sept jours auparavant, il av»t traité avec l'empereur ; il n'y avait plus d'Empire, et c'était l'adversaire éclatant des Bonaparte qui parlait au nom de la France.

Les deux hommes se saluèrent. Leurs réunions Ftvent nombreuses, à Ferrières, ù Versailles, à Francfort ; jamais le contraste ne fut plus frappant entre eux que sur cette ^^wide route, au milieu de ces mines, dans cette désolation : Bismarck, droit et de boute taille, dans ses grandes bottes et son uniforme de cuirassier, le regard dur sous les sourcils proéminents; Jules Favre en redingote poudreuse, le chapeau « Gibus » mal brossé, la taille voûtée, son fin visage d'iwa-

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