M. Busch. Bismarck unit sein Weri, p. 79 et suiv
2. Bembardi. Aiu dem leben, I. VIII, passim dans les années I86B et IS89. On sait que loul s'était borné à une correspondance entre l'empereur NapolËon et te roi d'Italie surl'utiiilêdt.' celte alliance; le roi voulail Rome, el Napoléon refusait d'&bandanner le pape. Bourgeois et Ckrmonl. Romt el Napoléon HI (1907), p. Ul et suiv.
dessiner avec l'état-majop autrlcliien un plan d'attaque générale ; l'officier français était reçu à Vienne avec un enthousiasme mitigé de prudence; l'archiduc Albert, l'empereur François-Joseph engageaient vivement la France à marcher pour « forcer » l'Autriche à la suivre ; on esqubsa des plans fort beaux sur le papier, mais tout resta « verbal ' » ; la cour de Vienne se retranchait derrière les lenteurs de sa mobilisation pour se réserver le temps de voir où serait le succès ; une victoire des Français sur le Rhin serait suivie de l'intervention armée de l'Autriche, de l'Italie, du Danemark.
Bismarck connaissait ces projets, et résolut de les couper net en brusquant la rupture avec la France, « Nous savons, disait-il à l'ambassadeur d'Angleterre, que l'on trame des plans secrets, qui éclateront à notre détriment comme un ouragan'. » De Berlin ou de Varzin, silencieux et attentif, il suivait les négociations de la France à Vienne ou à Florence et développait dans l'ombre la candidature Hohenzollem, décidé à la mettre brusquement à jour, quand le projet de quadruple alliance deviendrait une menace pour son pays\ Le général Lebrun quitta Vienne le 15 juin ; la candidature Hobenzollem fut divulguée à Madrid le 30 etladépéche d'Ems est du 13 juillet.
Dans l'affaire espagnole, Bismarck voyait enfin cet autre avantage d'opposer au vague rêve de la quadruple alliance la forte réalité d'un pacte qui prendrait la France entre deux feux ^ ; il était convaincu que l'Espagne se solidariserait
1. UËnÈral Lebrun. Souvenir! militaires, p. TS, SI, 148, 1S1. S. Lorti LoRus. Diplomatie réminiscence», î' série, t. II. p. 276.
3. W. SchuUze, Die Thronkandidatur HohtnwUei-n, p. 64. Delbrûck, Daa Gtbàmnias lier Napoleoniachen Politik tm Jahit 1870, p. 3 et auiv. BOssler, SybeU Werk ûber die Begrliadung des Reic/u, p- 123. OttoKoeiniiel, KritUche SludUn, loc. cil., p. B6». 63S.
4. O. Lorenz, Kaiser Wilhelm tend die BegrOndung det Reiclu. p. 1S9. Kacmmet, Krifische Sludien, loc. cit., p. 631.