LES PENSEES DE BISMARCK U
avec la puissance qui lutterait pour lui donner un roi et planterait ce qu'Abeken appelait pittoresquement h une mouche espagnole, — une cantharide, — dans le dos de Napoléon ' » ; la piqûre de cet insecte ressemblait singulièrement à un coup de poignard, et, à la grande indignation du bouillant Otto, o le noble Gid ' » refusa de le porter.
Ainsi Bismarck tenait pour fatale la guerre de son pays avec la France ; loin de la redouter, il la désirait comme propre à compléter ses grands desseins, mais il la voulait susciter à son heure, quand ses préparatifs seraient terminés, et à sa façon, pour que la France parût provoquer \e combat. Il prépara lentement a la bojfnbe espagnole », et la 6t éclater au moment favorable. 11 vit avec clairvoyance et agit avec une dure résolution.