‹ Bismarck et son tempsChapitre 50 sur 270 · Bismarck A sa femme. I! septembre ISTO · texte numérisé non relu

Bismarck A sa femme. I! septembre ISTO

S. Busch. Tagebuchblailer, ISseptembre 13T0, I. I, p. !0?.

3. Quel tal votre nom f N ouM? Une étrange histoire dévoilée. Bruxelles, 1871). p. ÎOetsuiv.

4. Bcmstorf â lord Granville. t octobre 1810. n Régnier makea tbe impression or beiDg a swindier. ■ [Docvment inédit.i

5. Une faule d'impression dans l'ouvrage de Jules Favre sur son Gouvernement, (. I, p. 181, place ce second enlrelien au 19 alors qu'il est du iO. Celte erreur se retrouve dans plusieurs ouvrages allemands. Orcken, D(u Zeitalter des Kaiser WUhetms. i. Il, p. !09, elc.

Digzea.yGOOgle

ministre français, les unes comme symptômes « du relâchement de l'esprit public en France », l'autre comme preuve de ses intelUgences avec l'ex-régenle. Jules Favre ne s'émut que du second document. « Quand hier vous vous défendiez de servir la politique bonapartiste, dit-il, vous n'étiez pas tout à fait d'accord avec les faits... Cette conférence, quelle qu'elle soit, démontre que vous vous réservez toutes les éven* lualités.

— Je ne puis dire ni oui, ni non, répondit Bismarck, nous n'avons pris aucun parti, et le personnage en question ne me paraissant pas sérieux, je l'ai éconduit. »

On en vint au but même de la conférence, l'armistice. Bismarck s'en était entretenu avec le roi, Moltke et Boon ; le gouvernement prussien consentait à une suspension d'acmes, mais à ces conditions : l'occupation de toutes les forteresses assiégées dans les Vo^es, un gage sur Paris ; les élections auraient lieu immédiatement, « sauf en Alsace et dans la partie de la Lorraine que nous retenons », déclara le chancelier. K Vous avouez par laque si vous les interrogiez, elles seraient unanimes à vous repousser » objecta Jules Favre. « Je le sais paWailement », répliqua Bismarck. M. de Schwcrin avait déjà caractérisé cette manière, Mackt gehl vor Reckt. Les deux hommes ne purent se mettre d'accord. Le chancelier sortit pour consulter son roi. Quand il revînt, il tenait un papier où étaient écrites les conditions de l'armistice ; le gage sur Paris était précisé : c'était « un fort dominant l'enceinte, comme par exemple le Mont-Valéricn ». Autant valait livrer de suite la place ; il n'y avait pas k insister ; M. Jules Favre se leva ; trois jours de « tortures » morales l'avaient anémié; il eut un moment de défaillance; il se ressaisit, annonça une prompte réponse, et partit.

L'homme fort ne comprenait pas les angoisses d'autrui.

le ooroédic », dit-il A ses gens'. « La q^eatk»! de mae aux Français de telles coliques, qu'il fallut nous », éorivait-il généreusement ô sa femme'. L'enlret fatigué, il &t une agréable promenade dans le parc t sous un arbre, où il reprit doucement ses esprits '. B:>éme, M. Jules Favrc exposEÙt ces négociations à ues de la Défense nationale. Ils lui témoignèrent essive froideur », et se récnèreni sur les conditions les de la Prusse ; unanimement, ils refusèrent dé ler. M. Jules Favre fut chargé d'en aviser le chaniral ; il le fil dans une lettre très courte, où il écrii Gouvememeat provisoire « désirait un armistice ir objet l'élection et la réunion d'une Assemblée mais ne pouvait souscnre aux conditions auxquelles sellence le subordonnait ». Cette lettre arriva au encrai de Ferrières dans la nuit du 22 au 23 seple ne surprit personne ; Bismarck avait posé h l'anailes conditions, qu'elles forçaient à un refus. Mais lancelier informa l'Europe que, par ce refus, le Gout provisoire prouvait sa crfùnte de consulter les is, lesquelles étaient pacifiques, et disposées à traiter lions allemandes'.

eures après le départ de Jules Favre, dans la soirée itembre, le puissant chancelier avait mandé l'avenbas étage. Celui-ci, étonné de sa fortune, avait s projets. Il proposa * de se rendre ft Metz et Stras-

Tagebuchbtaite-; t. l. p. ÎK.

ck 6 sa femme. Sî seplembre 1870.

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