Ein tchlichtt* Lebcit. p. iiS
ires lie Bismarck des 27 septembre e( I" octobre 1870. Hahii.
rrct. 1. II. p. ISl et 14Î.
l voire nom, p. 24 et suiv. D'après la d^ositioD de ftëgnier
69 Bazaini-. loc. cil., p. 314, l'initiative de en voyage à Mclx
b Bi Smart k même.
Di; SKOtN i VERSAILLES 139
jKKirg ^ur convaincre les commandanls de oc livrer ces places qu'au nom de l'Empereur; il irait ensuite h Wilbelnsbôbe et eng^eratt NapolécMi à une contre^évolution. Bismarck le laissait parler ; U était fixé sur la valeur du per- QWinage, mais il ne lui déplaisait pas qu'à Metz on crut le gouremetaeDt prussien en négociation avec Napoléon ; tout ce qui partagea la France, politiquement ou par les armes, profitait à l'AUeraagne. Il remit à Régnier un sauf-conduit, qu'il signa iui-m^ne, et lui promit de télégraphier au prince Frédérie-Charies pour faciliter son entrée à Metz.
Régnier parvint le lendemain soir au camp prussien, où le prince était prévenu de son arrivée ; il y fut accueilli avec Doe faveur marquée par tes ofTiciers pmssîens ; il paraissait être des leurs' ; le 23, il se présenta aux avant-posles fran- <^is ; il se fit annoncer conune « un envoyé d'Hastings », on •crut que c'était un énussaire de Tex-empereur ; Q fut admis par BazwDe. Le maréchal n'était pas sorti de son affaissement moral ; 3 accueillit cet incomm, arrivé sous les auspnces de la Prusse et parleur d'une photographie signée d'un enfant, comme un plénipotentiaire de salut. Régnier ne s'en étonna peint : il avait pris l'habitade de n'être point jeté à la porte. Il se présenta comme employé à la maison de rinpératriee, il avait vu Bismarck en son nom , Q comptait obtenir du chancelier u des conditksis possibles pour laFi'ance..., il espérait porter bientAt an traité à signer à l'impératrice,.. Celle-ci désirait avoir auprès d'elle le maréchal Ganrobert ou le génénd Bourbaki* ». Bazaine crut tout cola, par inintdUgence voulue ou ambition dévoyée. Il fit appeler CanrcÈert qui
1, Déposilions Amnus-RivJËre. Garcin, Boyer, Boiirbaki au procès Haiaioe. U'AihUbu. MeU (4871). p. î3i, el suiv.
2. Oelle partie, d'aprts Ip rapport du général Bonrbaki eu miniaire de lit Guerre, T octobre 1S7Ô. [Document inédil.)
jsa « pour des raisons personnelles » ; il manda Bouri)aki, consentit « à faire tout ce qui pourrait être utile à la France l l'armée », mais exigea un ordre écrit et l'insertion expliive de son départ au rapport. Le maréchal Bazaine promit t, pressa vivement son subordonné, lui remit ses habits ir^eois et jusqu'à ses bretelles ; puis il l'embrigada dans un upe de médecins luxembourgeois qui franchissait la fron- ■e ; Régnier était du lot ; à l'aisance de ce voyage, il fut tain pour le général « que les Prussiens savaient qui il était )u'il passait avec l'autorisation de M. de Bismarck ». ja frontière franchie, les deux hommes se séparèrent. Le léral Bourbaki se rendit immédiatement auprès de l'impérice, qui s'étonna de son voyage, ne l'ayant point appelé, général Bourbaki perçut l'imposture. Il s'empressa de solter, par l'intermédiaire du Foreign Office, la possibilité de itrer à Metz, et dès que Bismarck la lui eût donnée ', il reparpour rejoindre son poste- Il fut arrêté par quelque dîffî- (é aux avant-postes prussiens, et, avant de les avoir nchis, il fut atteint* par une dépêche du délégué du gou- ■nement à Tours le priant de se rendre dans cette ville « où erait reçu admirablement et pourrait rendre les plus grands vices ». Il s'empressa de déférer à cette invitation. Indépendant Régnier était retourné à Ferrières et il avait :enu une troisième audience de Bismarck. Il présenta au mcelier une photographie signée de Bazaine, — c'était là 1 viatique ordinaire, — et prétendit traiter la queslicm de ntière". Le Prussien l'arrêta net et lui demanda s'il avait i pouvoirs réguliers : l'autre ne put que balbutier; le chan-
. Lord Granvillu au gfénéral Bourbaki, 4 octobre 1870. {Documtnl int-
. Par rinlermëdiairc de la légation de France A Bruxelles, Toute cette lie d'aprf e la correspondance inédite du ministre de France à Bruxelles. . Quel tsi volfe nom, |). 35 et suis-.
celier fil demander à Metz « si le maréchal Bazaine accepterait, pour la reddition de l'armée, les conditions que stipulerait M, Régnier en restant dans les instructions qu'il tiendrait de M. le Maréchal ». Toujours « incertain », Bazaine déclara qu' « il ne saurait répondre d'une manière absolument aflirmative »; il renia Régnier, parla a de capitulation avec les honneurs de la guerre », et proposa l'envoi de son premier aide de camp, le général Boyer'. Bismarck alors congédia Régnier. Le sire se rendit en Angleterre, où il fut reçu de façon vive par le commandant Lamey ; il donna, sur l'état de la garnison bloquée, des détails qu'il n'avait probablement point cachés aux Allemands ; il fut fortement renvoyé*. Il alla en Allemagne, mais n'obtint point audience de Napoléon; il rdda à Cassel, à Cologne, traînant de louches intrigues auprès des officiers prisonniers. En février, il était à Versailles, parlant de ses pourparlers avec Bismarck et tenant « un tas de propos incohérents' ».
Pendant ces négociations et ces intrigues, l'armée allemande enfonçait son talon dans le sol de la France. Toul était pris le 23 septembre et Strasbourg le 28, — les Français de là-bas ont dit après quel siège ; la journée de Chètilion avait assuré aux assiégeants les hauteurs qui dominent Paris; un coup d'audace leur eût livré la capitale ; mais il fallait ce siège et ces souffrances pour régénérer la patrie.
L'étranger parlait sans bouger. En Autriche, M. de Bcust conslalait « qu'il y avait toujours une France vis-à-vis de l'Allemagne* », et puis s'écriait « qu'il n'y avait plus d'Europe ».
1. TËlâgromme de Bismarck, Iransmis par parlemenlaire de l'armiJe prussienne le Si septembre. RËponse du marëclial Bazaine, mtine date. Procès Baialne, réquisitoire du général Poafcel, loc. Ht. p. 323.
i. Déposition du commandant Lamey.