‹ Bismarck et son tempsChapitre 59 sur 270 · Max Leoz. GetchicMe Bùmarclu, p · texte numérisé non relu

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les suscepUbîlités des grandes puissances; œuvre éaorme, énervante, paradaxole, très convenable à Bismarck.

Pendant les premières semaioesi de campagne, les opérations milifwres absorbaient l'attention générale et primuient les négociations diplomatiques. Bismarck se bornait à de simples conversations avec les princes en visite au quartier général. A deux reprises, il s'entretenait avec le prince royal de Prusse sur la renaissance de l'Empire allemand et Frédéric- Guillaume lui remettait, le 14 août, un mémoire sur les ctmditions de la paix future dont la conclusion devait amener Tunité de l'Allemagne '. Le 22 août, lechancelier reprenait le même sujet avec le prince royal de Saxe, et proposait la réunion d'un Congrès des princes allemands en France, pour statuer sur la question allemande : l'acquisition de l'Alsace- Lorrai ne serait le don de joyeux avènement du nouvelEmpire *. Ce n'étaient là que desavant-projels. Ilfallailattendrelerésutr tat des victoires : Bismarck surveillait soigneusement leur eiïet en Allemagne.

Les triomphes d'août avaient donné au peuple allemand la secousse électrique qui fait de parcelles métalliques un bloc homogène. Les soldats étaient unis sous le feu de l'ennemi, les vieilles haines fondirent, et Prussiens ou Bavarois, Hanovriens ou Badois se sentirent frères allemands. Au soir de Sedan, les généraux crurent terminée la guerre et parfaite l'unité allemande*. Cet enthousiasme se reflétait dans leur pays. Le

1. Le prince Frt'd* rie-Guillaume à Bismarck, li août 1870. PhJlippson. Daa Ltbtn Kaiier Friedriehs II!, p. 350.

2. Le prince Albert au roi Jean Je Sa^e, 23 aoùl 1870. Hassel. Aus dein Leben des KSnigs Albert von Sachsen, t. II, p, 392 et suiv.

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