Bismarck A Roon, 1i novembre
Bismarck, le président de la chancellerie DelbrUck, Friesen, ministre àe Saxe, Jolly et Freydorf, minisires de Bade, Dalwigk et Hofmann pour la Hesse. Us signaient le « protocole relatif à la formation de la Confédération allemande, passé entre la Confédération de l'Allemagne du Nord et les grandsduchés de Hesse et de Bade' ». On y adoptait les bases de la constitution fédérale de 1867, en y apportant diverses modifications relatives aux impôts indirects, aux postes, aux droits de péage ; deux mentions élaienl insérées, moins pour les signataires que pour faciliter l'adhésion de la Bavière et du Wurtemberg : d'après la première, chaque Etat ne pouvait perdre ses droits de souveramelé que de son assentiment ; la compétence individuelle était de règle ; — d'après la seconde, les mesures extraordinaires prises en juillet 1870 pour affermir l'armée et la marine restaient exceptionnelles. Celle constitution devait entrer en vigueur le ) "janvier 1871. Ainsi était signé le pacte qui devait élrc la base de l'Allemagne nouvelle. Un grand acte était passé, mais tous étaient si fatigués, qu'ils ne demandaient qu'à en finir pour se reposer, « Enfin, chacun s'en fut chez soi, contentdu but atteint', n
Ayant ainsi terminé avec les deux petits, Bismarck se retourna vers le plus grand de ses alliés, — on allait écrire de ses adversaires. Il s'attaqua vigoureusement à la Bavière, qu'il affectait d'ignorer depuis douze jours ".
Le roi Louis continuait à hésiter. Dans cette âme mal équilibrée, l'hésitalion était habituelle, coupée à de rares intervalles de décisions singulièrement promptes et hardies : les audaces d'un timide. Il abandonnait ses idées de retraite dont
1. Texte allemand dans Marlens. Recueil général dea Traités, !• série, l. XV[I1, p. 550 et Buiv.
S. Lettre de Jolly, £1 novembre 1870, Ba u m ga rien -Jolly. SlaaUminùUr Joill/. p. 200.