‹ Bismarck et son tempsChapitre 68 sur 270 · PhJlippson. Dos Leben Kaiser Friedriclis III, p · texte numérisé non relu

PhJlippson. Dos Leben Kaiser Friedriclis III, p

4. Geizer à Eisenhart, IS novembre 1870. Koboll. loe, cit., p. ^i.

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Louis désirait s'annexer le PalaUaat badoîs, quitte au grand- (luclté à se dédommager en Alsace, et, sans donner à son espérance une forme catégorique, il l'insufflait au maitre des destins allemands. Mais Bismarck avait d'autres visées sur l'Alsace-Lorraine ' et fermait Toreille ft ces insinuations.

A ce moment, Bismarck reprit ses oégociations avec les ministres bavarois, il y mit sa ténacité de fer ; il savait qu'il est des occasions que l'homme d'Etat ne doit point abandonner, quitte à ne les point revoir ; sous le feu de l'ennemi, dans l'emballement du dernier effort, un accord était possible, qui devenait autrement dîfiicile dans le calme de la paix et te sang-froid de l'égotsme. 11 résolut donc de traiter avec les Bavarois à tout prix, moyennant tout sacrifice : sa colère contre ces fâcheux était profonde et éclatait dans l'intimité''; mais il la dominait dans les négociations diplomatiques. Reprises au lendemain de la signature avec Bade et la Hesse, les délibérations prirent immédiatement une tournure favorable. Comme un hardi joueur jette son maitre atout, le chancelier lança dans la partie l'argument qu'il tenait en réserve : il menaça ses adversaires de la pression du peuple. Si les princes refusent de prendre l'iniUaUve de l'unité allemande, dit-il, la nation agira; déjè ses représentants sont venus en septembre à Munich, en octobre k Vei^ sailles ; demain, le Heichstag se réunira à Berlin, et forcera la main des princes ; l'unité se fera, mais à leur détriment. L'argument porta d'autant mieux que Bismarck se prêtait à toutes les concessions. Il ne fut intransigeant que sur un point, la demande d'annexion que le roi Louis avait posée

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