‹ Bismarck et son tempsChapitre 70 sur 270 · Busch. Tagebuchblauer. t. \, p. ti · texte numérisé non relu

Busch. Tagebuchblauer. t. \, p. ti

5. Texte Bltamand dans Marlens. Reeutil général dn Traitit, S- série, l. XVni, p. 5SS et 8ulv.

ncore ses timbres-posle. L'armée bavaroise demeurait >ul complet, partie de l'armée fédérale allemande, avec Iministration indépendante, sous le commandement de i » ; le général en chef des troupes fédérales n'a en de paix que le droit de surveiller, par des inspections, p bavaroise ; en temps de guerre, celle-ci est placée iatement sous le commandement fédéral. La Bavière ve quelque autorité dans les affaires étrangères : elle

ses représentants à l'étranger', qui remplacent les es de la Confédération pendant l'absence de ceux-ci ; I présidence de la Bavière, un comité des affaires élranest formé au sein du Bundesnith par les représentants . Bavière, de la Saxe et du Wurtemberg, — « c'est le le sur la politique extérieure » , s'écriait fièrement Enlîn la Bavière obtient sans cesse le second rang en igne et parfois le droit de veto avec la Saxe et le Wurg ; elle préside le Conseil fédéral en l'absence du miant prussien ; la revision du pacte fédéral échoue

une minorité de 14 voix dans le Conseil fédéral, or X des trois royaumes atteignent précisément ce chiffre

Par ces réserves, la Bavière obtenait une certaine le résistance ; l'expérience a montré que son pouvoir lédiocre ; l'armée bavaroise est fondue dans l'armée ide ; les postes diplomatiques de la Bavière sont bles sinécures ; le comité des affaires étrangères se tous les dix ans. Mais l'indépendance de la Bavière re de nom. Les apparences sont sauves. La maison de sbacb peut proclamer « son iniluence directe sur les 1 de l'Europe- ».

Bavière a encore des k'gniiuns en France. Autriche, Italie, Russie

s du Saint-Siège.

comte Bray nii roi Louis 11, i2 novembre 1S70. Denktt-ûrdigkei/en.

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LA. RHNA1SBA.NCE DE L'KMPIRE ALLEMAND l'J7

Après la signature de la Bavière, il ne restait au Wurtemberg que la résignation. En rentrant à Stuttgart, Mitlnacht et Suckow avaient livré un vaillant combat contre les particuhtristcs et ils étaient parvenus à détruire leur « travail de taupe ». Sous leurénei^ique action, ie roi Charles était revenu de ses préventions contre l'unité allemande, et il avait accepté le 19 novembre les conventions préparées à Versailles par ses ministres. A ce moment, on pouvait prévoir un prochain accord entre la Bavière et la Confédération du Nord. Le W'urtenibei^ n'avait plus qu'à se soumettre, mais le temps pressait, car le Reichslag du Nord se réunissait le 21 novembre ; sur le conseil de Bismarck, Mittnacbt et Suckow se précipitècent à Beriin pour signer à leur tour '. Ils y étaient depuis deux jours, lorsqu'arriva un télégramme de Bismarck annonçant la conclusion du traité avec la Bavière. La signature avec le Wurtemberg n'était plus qu'une formalité, passée le 2S novembre. La cour de Stuttgart ne conservait son indépendance que pour les postes ; sa résistance dernière avait été vaine, et le coup d'éclat du 11 novembre n'avait profité qu'à la Bavière, en lui permettant de mettre un haut prix à son adhésion. Le Wurtemberg cédait piteusement.

L'Allemagne était faite, et faite parles princes.

Il restait à soumettre ces décisions au peuple. Le Reichslag de la Confédération du Nord, les quatre Parlements du Sud devaient ratifier les résolutions des monarques.

Les parlementaires n'étaient point demeurés indifférents et Bismarck n'avait pas perdu tout contact avec eux. Dans le

i. MiUnachl. Brinnerungen an BUmarck, p. i7.

tSS BISMARCK

déiiié de la rue de Provence, plusieurs députés avaient passé, mais ils s'étaient sentis mal à l'aise. Maurice de Blanckenburg, l'ami des jeuiies lieures et te chef des conservateurs, était venu à Versailles à la fin d'octobre sur la demande du chaucelier; il s'y était rencontré avec Bennigsen, l'un des plus inlluents parmi les nationaux- libéraux, avec Friedentlial leader des vieux libéraux, car le cb&ncelier voulait avmr leur avis sur la réunion du Reichslag ' ; mais ils étaient arrivés au moment le plus fiévreux des négociations, à l'heure où M. Thiers et les ministres allemands passaient leurs journées rue de Provence, et le « très épuisé Bismarck » n'avait pu leur tendre qu'une « demi-oreille ' h ; le roi n'avait point voulu les recevoir, par horreur du parlementarisme ; ils avaient eu meilleur accueil du prince royal '' ; mais ils étaient revenus assez inquiets des dissentiments au camp des vainqueurs, et avaient rapporté à Berlin de leur voyage une très médiocre impression. Dans le parti conservateur, on élait « épouvanté ' » du changement probaUe de la majorité au Reichstag après l'adhésion des États du Sud. Dans le camp unitaire, on redoutait les concessions de Bismarck au particularisme bavarois. Tous étaient miîcontents.

La signature des trois conventions de novembre ne fit qu'accroître ce mécontenlemcnl. Les Vieux-Prussiens, — le parti d'où était issu Bismarck, — avaient espéré qu'une réaction naîtrait de la guerre en leur faveur, pour rogner les ailes du parlementarisme el leur rendre la haute main sur le gouvernement du pays; or ils prévoyaient la puissance du Reichs-

1. K\, d'aprC'S Busch. Tagebucliblâlter. I, p. 331. sur la réunion duReichSlag a Versailk's ineine.

i. ticrlach. Aufzeichnmgen am seinem Leben, y [1, p. 33â.

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