‹ Bismarck et son tempsChapitre 72 sur 270 · Rècil officiel du SlaaUameiger, SI décembre · texte numérisé non relu

Rècil officiel du SlaaUameiger, SI décembre

2. W. Busch. Die Kampfe um Reiehaverfasmng und Kaiaertum 1810- 1S7I, p. loi el 8uiv.

3. Ces débals dans Halm, Farsl Bismarck, I. Il, p. SSO el sulv.

LA BENAISSANCE DK LEMI'IBK ALLEMAND i05

le parti séparatiste s'agitait en des convulsions dernières, avant de s'abandonner à l'hydre de l'unitarisme; ce fut la reproduction des débats de juillet, et, comme une majorité des deux tiers était nécessaire, on douta de la ratification du traité. Les « patriotes » bavarois soulevaient un double regret, contre l'hégémonie de la Prusse, et contre l'absence de compensation territoriale pour la Bavière. La Chambre des députés nomma une commission opposée au traité et le rapporteur conclut fortement ô son rejet. Dans les discours des séparaUstes, Bismarck fut congrûment malmené, et un ultramontain s'écria avec indignation : « Loin de moi, Satan ! u Déjà l'Empire était proclamé & Versailles, et l'on discutait encore à Munich. Le 21 janvier, enfin, le traité fut voté par 102 v<HX contre 48, à la majorité de deux voix. « Par cette décision, s'écria le président, M. Weis, le travail de l'unité allemande est terminé. »

Fors la Bavière, depuis le i" janvier 1871 toute l'Allemagne formait un seul Etat ; mais, non plus que son chef, elle n'avait de titre ofliciel; l'Empire et i'Empereur existaient en réalité, non sur le papier : V a interrègne' » dura dix-huit jours. Bismarck dut donner un rude assaut pour le terminer.

Son opinion était depuis longtemps catégorique ; le travail de l'uniié allemande, ne serait parfait qu'au jour où le roi de Prusse ceindrait la couronne de Charlemagne. C'était le grand œuvre à réaliser, mais rien ne se fait d'un coup et sans persévérance : la renaissance de l'Empire germanique devait procéder à âon heure, et, pour être durable, la bâtisse germa-

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