BuBch. Tagebuchbldller. t. Il, p
5. Bismarck avaîl Tait recommander â tous par Kcudell de dissimuler ces divergences a M. Thiers.
comme le Français affirmait <> que nous ne renoncerions ii aucune partie de la Lorraine », l'Allemand répliqua : « Il faut rompre sur-le-champ. » M. Thiers crut à un impératif catégorique et répondit : h Nous verrons si nous devons rompre; mais passons aux autres questions'. » Le subtil chancelier en conclut que la France céderait. Le lendemain, il déclarait à table : « Nous gardons Metz'. »
Le 23 février, les négociations n'avancèrent que sur la question fînancière ; au quai d'Orsay, parurent le matin deux délégués de Bismarck ; c'étaient de bons financiers , M. Bleichrœder, banquier de vaste envei^ure, M. Henckel, spéculateur fort avisé ; quand le chef du pouvoir exécutif leur eut démontré l'impossibilité de tirer six milliards des capitalistes de l'Europe, ils proposèrent « le sourire à la bouche et la voix caressante » de se chaîner de l'opération', sans oublier leur petite commission. Dans l'après-midi, MM. Thiers et Jules Favre, désormais inséparables, se rendirent à Versailles : malgré leurs proteslaUons, le chiffre de l'indemnité fut fixé à cinq milliards *.
Le lendemain, 24 février, fut la journée décisive*. Dans la matinée, le chancelier allemand reçut de mauvaises nouvelles d'Europe : l'Angleterre s'émouvait des exigences du vain-
1. A. Thiers. Nole$ et Souvenirs, p. 118. H. Uanotaux, loe. cil. p. Ild, place cetic conversation dans une sébdcc qui aurait été lunue le i3Bu malin par Jules Pavre, Thiers et Bismarck. C'est une erreur, les Français n'allèrent ce jour 6 Versailles que raprts-midi, et J. Pavre n'entendll pas les paroles rapportées au telle.