‹ Bismarck et son tempsChapitre 97 sur 270 · I. Hahn. Fam Biimarck, t. 11, p. 3il el auiv · texte numérisé non relu

I. Hahn. Fam Biimarck, t. 11, p. 3il el auiv

ï. Oncken. Do» Zeilalter dti Kaisers Wilkelm,l. Il, p. 401.

mano-ecclésiasUque ' . » L'amendement du centre fut repoussé ô une forte majorité, mais les catholiques ne désarmèrent point, et, au même moment, demandèrent au Reichslag d'assurer dans la constitution impériale les droits de l'Eglise pour en faire la « magna c/iarta de la paix religieuse * ». Le débat reprit, plein d'ardeur et de menaces pour l'avenir.

Bismarck n'intervint point dans ces discussions ; elles Tétonnaient et l'inquiétaient. Eloigné d'Allemagne pendant sept mois, il n'avait vu que de loin se former le mouvement ultraraonlain ; il n'en avait point d'abord compris l'importance, en attribuait la cause à l'impatience de quelques mécontents, M*' Ketteler, M. de Savigny, et croyait à un « bouillonnement » sans profondeur'. La vigueur des revendications catholiques au Beichstag, le nombre même des députés du centre, la netteté de leur programme lui prédisaient de nouvelles luttes : il n'était point homme à les craindre, mais il ne les voulait aborder qu'à bon escient, et, pour l'heure, il se réservait.

Dès les débuts de la session, le gouvernement avait remis au Reichstag le projet de constitution impériale. Les traités de novembre 1870 contenaient de légères contradictions qu'il était nécessaire de concilier* ; on prenait pour base la constitution de 1867, en y apportant de nombreuses modifications de détail et en créant à la Bavière et au Wurtemberg une place spéciale, plus indépendante — en Façade tout au moins. Le Reichstag n'avait d'ailleurs pas un pouvoir à proprement parler constituant, et ici s'exerça ta subtilité des

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