L.Lioogk
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autant de iiaesse que de profondeur : i Son état d'Ame devait être celui du mari complaisant qui ne demande qu'à laisser le ménage tirer bénéûce d'une certaine situation, mais qui serait pris d'un scrupule presque sincère s'il ne pouvait plus être censé ne rien savoir. *
Revenons à la démarche que Benedetti avait ordre de faire auprès du roi. I! fut reçu a Ems le !) juillet. Aux observations de Benedetti le roi répondit que l'alVaire dépendait non de lui, mais de . son cousin; il faisait inviter celui-ci à se désister de nouveau. Le 12 juillet, une dépêche arrivait de Stgmaringen ; le prince Léopold se conformait à ses désirs et se désistait d'une manière définitive. Le roi communiquait l'heureuse nouvelle à Benedetti et il écrivait à la reine Augusia : • C'est une pierre qui m'est enlevée de ta poitrine. » Napoléon III ne cachait pas non plus sa satisfaction; il iji.sail : • L'Ile, qui a subitement apparu dans la mer, est de nouveau recouverte par les eaux; il n'y a plus de motif pour faire la guerre. • Hélast il y avait encore à compter avec la folle témérité de Gramont e.t avec la perfidie sans scrupules de Bismarck. La Bruyère l'a dit : « Il n'y a au monde que deux manières de s'élever, ou par notre propre industrie, ou par l'imbécillité des autres. • Bismarck eut à ce moment dans ^on jeu ces deux sortes d'atouts.
Non content, en effet, de la renonciation définitive du prince Léopold, Giamont prit sur' lui de télégraphier à Benedetti, dans la soirée du l'i juillet, de nouvelles instructions. ■ Pour que