‹ BismarckChapitre 37 sur 55 · ARMISTICE DU 28 JANVIER · texte numérisé non relu

ARMISTICE DU 28 JANVIER

Jules Favre se faisatl annoncer à l'hôlel du chancelier le 23 janvier, à sept heures du soir. « Il a blanchi et engraissé, dit Bismarck à un confident ; c'est sans doute l'efTet de la viande de cheval. > La conversation de ces deux homme? dura plus de deux heures et demie. Bismarck alla ensuite s'entretenir avec Guillaume pendant trois quarts d'heure; puis il revint trouver ses intimes dans la salle à manger. Sa figure était rayonnante, Se tournant vers son cousin, le comte de Bismarck-Bohien : * Connais-tu cela? • lui demanda-t-il. El il se mit à siffler l'air du chasseur qui a abattu un cerf. « Oui, fit Bohlen, c'est le signal de la mort. — Non, pas tout à fait. • Et il siffla de nouveau : « C'est l'hailali! Je crois bien que, cette fois, l'affaire est dans le sac. • Jules Favre était venu pour traiter de la capitulation de Paris. Les obus n'.gvaient rien pu sur la grande ville; mais la famine avait accompli son œuvre de mort : Paris, sans pain, sans viande, sans charbon, n'avait plus qu'à se rendre. Jules Favre avait dit qu'on voyait à Paris des dames promener de jolis pnfants sur les boulevards. • Cela me surprend, répliqua le gracieux chancelier; vous ne les avez donc pas tous mangés. >

Le 28 janvier, après cinq jours de négociations très douloureuses pour Jules Favre et les généraux qui l'accompagnaient, un armistice de vingt et un jours était conclu pour l'élection et la convoca-

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