‹ BismarckChapitre 38 sur 55 · LA GUERRE DE · texte numérisé non relu

LA GUERRE DE

tion d'une assemblée nalionale. A propos l'armée de l'Est, la perfidie de Bismarck, qui lait à tout prix Belforl, se joua de l'ignoraoc Jules Favre, en lui présentant une ligne ines de la démarcation des armées; ainsi fut excK l'armistice l'armée de l'Est tout entière ; elle j être obligée à continuer sa retraite désaslreu à se retirer, après les pires souffrances, en I toire suisse. La veille de la signature, le cano Mont-Valérien s'était fait entendre pour la deri fois ; Paris avait capitulé.

PftÉLIMINAIRES DU 26 FÉVRIER

L'Assemblée nationale s'était réunie à Borde elle avait élu Thiers chef du pouvoir exéi Thiers se rendit à Versailles le 21 février poi rétcr les préliminaires de la paix; il savait qi condilions de Bismarck seraient très rigoure mais il était résolu à les discuter Jusqu'à la nière extrémité el à tenir tête au chancelier, en disant J* Thiers qu'il ne voulait pas < m gnonner •, Bismarck posa ses exigences :

l'Alsace y compris Belfort, la Lorraine allen avec Metz, six miUiards, l'entrée h Paris des tn allemandes. Les négociations se prolongèreni qu'au 26 février. Jules Favre avait accomj "Thiers; mais ce fut celui-ci qui porta tout le de la discussion. • Non, dil-il, jamais je ne ce Belfort et Metz. Vous voulez ruiner la France ses finances, la ruiner dans ses frontières. Eh qii'on la prenne, qu'on la ravage, qu'on mil

maisons, qu'on écorche ses habitants inolTensifs. Nous combattrons jusqu'au dernier souffle; vous aurez à la gouverner en présence de l'Europe, si elle le permet. » Bismarck se retranchait derrière les condilions immuables du roi et de MoUke ; mais il y avait uii point sur lequel il était bien décidé lui-même à ne jamais transiger : c'était l'acquisition de la Lorraine avec Metz. GoitschakofT lui avait érril pour lui conseiller de laisser à la France Metz et la Lorraine allemande; il avait répondu au chancelier russe ; ■ Nous devons nous en tenir slriclement au programme que, il y a cinq mois, nous avons communiqué à Saint-Pétersbourg. La réalisation de ce programme est indispensable à notre sécurité, et l'Allemagne ne tolérerait pas une minute qu'on en changeât une virgule. Il nous faut Metz et la Lorraine. ■

Entre Thiers et Bismarck la discussion tourna parfois à l'orage. Un jour, à une nouvelle exigence du chancelier, Thiers bondit et s'écria : c Mais c'est une indignité! >. Bismarck continua alors la conversalion en allemand. • Mais vous savez bien, dit Thiers, que je ne sais pas l'allemand. > Bismarck reprit en français ; » Lorsque, tout à l'heure, vous avez parlé d'indignité, j'ai trouvé que je ne ne savais pas assez le français, et j'ai préféré me servir de l'allemand, dans lequel je comprends ce queje dis et surloutce que j'entends. •

Cependant Bismarck avait obtenu l'indemnité de cinq milliards et la cession de Metz; devant la ténacité patriotique de Thiers, il consentit à un accommodement. « Que préférez-vous î lui dit-il

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