B. N., fr. 5ozx, fo 21 vo. — Ï[, 120. ne
2. Lisle (Tarn), sur le Tarn, ch.-l. de cant., arr. de Gaillac (9 kil.), à 2 kil. d'Albi.
3. Réalmont (Tarn), sur le Blima, ch.-l. de cant., arr. d Albi (18 kil.).
4. « Memoria los que foron justiciatz estans à la companhia de Monsieur de
Joueurs d’harpe au rebours du luc, Dessoubz la charge de Monlue, Galaffre, Bruget et Merains, D’Agen, Marmande et de Tonnains, Avecq un tas de Xaintongeois,
Qui prindrent Lisle d’Albigeois, Comme gens de corde et de sac,
Et si la mirent toute à sacq,
Ayant assault ville gaignée!.
Le fait est aussi relaté dans le Journal de Faurin sur les guerres de Castres, qui le place en octobre 1537. Il eut un certain retentissement. Joachim de Monluc et son beau-père Jean de Gout, sieur de Lioux, rendus responsables, furent traduits devant la justice : un arrêt du Parlement de Toulouse adjugea leurs biens au roi « pour plusieurs crimes par eux commis », et ces biens furent donnés, le 1°" janvier 1538, à Jean d’Escoubleau, sieur de Sourdis?. Joachim de Monluc obünt des lettres de rémission, le 14 juillet 1538, au moment de l’entrevue de François [* et de Charles-Quint à Aigues-Mortes*. Avant même que Monluc eût consigné dans son livre cette désagréable aventure, l'historien bordelais Arnaud de Ferron lavait mentionnée dans ses additions à l'ouvrage de Paul-Émile 5. Ce que les Commen-
Montluc en Agianés dedins la cieutat d'Alby. » (Arch. munic. d'Albi, BB. 22. — Publ. par Eurce JociBois, Dévastation de l'Albigeoiïs par les compagnies de Mortiuc en 1537, 1872.)
1. Chronique rimée publ. par JoriBois, qui l’attribue à Pierre Bordet, poète et peintre (seriplor) des consuls, qui traduisait « du vieux barbare » en français les chartes de la commune.
2. € Montluc, dont la compagnie ravagea les environs de l’Isle-lez-Gaillac en octobre 1537, ayant pris la Chartreuse de Saix et voulant se sauver, passa heureusement cette rivière, mais sa troupe s’y noya. » (Journal de Faurin, dans D'Augais, Pièces fugitives, MI, 2.)
3. Don à Jean d'Escoubleau, sieur de Sourdis, gentilhomme dé la chambre, de la confiscation des biens de feu Jean de Gout, sieur de Loux, et de Joachim de Massancoyne, dit Monluc, son gendre, adjugés au roi par arrêt du Parlement de Toulouse, pour plusieurs crimes par eux commis, Montpellier, rer Janvier 1538 (Catalogue, HE, n° 6520). — Voir aussi Lettres de jussion pour l’entérinement du don fait à Jéan d’Escoubleau de Sourdis des biens de Jean de Gout et de Joachim de Massancoyne, son gendre, s. I. n. d. (ibid, VIT, no 27062). — Je n'ai pu retrouver l’arrêt du Parlement de Toulouse.
4. Arch. munic. d'Albi, FF. 94. — Publ. par JorrBois, op. cil., p. 12.
5. Annozpr Ferront .…. De rebus gestis Gallorum libri IX, ad historiam Paulé Æmylit additi, 1555, fo 245 vo : € Principio hujus belli, cum Georgius