Pauz Jove, liv. XLIV, fo 330 vo
2. Ibid., fo 330 ro. — Bossa, p. 450. — B. Tasso, fo 150 vo. — Négoc. de la Fr. avec la Tosc., HI, 64.
3. Branrôme, IL, 2163 IV, 5. — Pour le récit de la bataille, Brantôme ren-
voie à Monluc, « qui estoit des plus advants aux périls » et qui «€ l'a si bien descrite ».
4. La relation anonyme attribue ce succès à tort aux lansquenets. Boss, plus exact, en fait honneur aux Espagnols : € Li Spagnoli, che erano de ut guarda, non hebbero molto contrasto, anzi havevano aguadagnata parte dell artigliaria... » B. Tasso, exagérant le succès, dit que, si lon avait pu persister
dans l’offensive, on aurait pris non seulement l'artillerie, nas Cermégrelk,
que, lâchèrent pied au premier choc et se rejetèrent sur Îles Italiens : « Et vis alors, dit l’auteur de la relation anonyme, un desordre si étrange que je faisois jugement que tout estoit perdu. » Le comte d’Anguien s'était lancé follement, à la tête de ses gendarmes, sur cette forêt de piques ; plusieurs charges sanglantes n’eurent d'autre résultat que de laisser sur le terrain la plupart des chevaux, et aussi, morts où blessés, quelques-uns de ces jeunes seigneurs venus de la cour pour assister à la bataille ‘. Monluc, du Bellay et Paul Jove racontent de même cet épisode, que lauteur de la relation anonyme a prudemment passé sous silence et dont les vaincus, Bobba et Bernardo Tasso, ne paraissent pas s'être rendu compte. Le récit de Monluc est le plus circonstancié; il souligne fortement limprudence que fit le comte d’'Anguien « mal conseillé », ne cache pas qu’il commença à fuir vers Carmagnola et rapporte, en citant le nom du témoin de qui il tient le fait, que le jeune général, croyant tout perdu, « se donna deux fois de la poincte de lespée dans son gorgerin ». Aucun document connu ne confirme ce détail dramatique. Une lettre de Bobba mentionne, par contre, la mort du sieur d’Ascros, cité par Monluc comme tué dans la panique des Gruyériens ?. Les Commentaires ne disent mot de la cavalerie napolitaine du prince de Sulmone, qui couvrait le flanc droit des piquiers espagnols et allemands. Du Bellay prétend que M. de Dampierre, avec les guidons des compagnies d'ordonnance, la chargea et la rompit. En fait, elle tourna le dos sans attendre les Français et galopa jusqu'à Asti sans s'arrêter. Bobba confirme
1. Monluc en cite deux : M. d’Assier, le fils du grand écuyer Galiot, et M. de Chemans, neveu du garde des ee mentionnés aussi par la relation anonyme. François de Sagon composa sur ces deux jeunes gens et sur un troisième, le fils de Barbezieux, La Complainte | de trois paies k hommes françoys, | occis el morts au voyage de Car | rignan, bataille et journée de Ci | risolles, par Franc 0yS de Sagon, avec privilège du Roy, | 1544 | de limprimerie de Denis lanot, imprimeur | du Roy en langue Françoyse, et libraire | juré de l’Université de Paris, in-80 de 44 ff. paginés à la main (161-204 au ro). — Paur Jove mentionne la mort de d’Assier, € sammae spei juvenis ». Bopa dit qu mourut en tout « otto o dece Monri Francesi ».
. Bobba, Asti, 16 avril (Bul!. hist. du Com. des trav. hist., 1896, p. 451). —— “La veuve d’Ascros, Françoise de la Balme, reçut en récompense des services de son mari, tué à Cérisoles « en faisant vaillamment son devoir », le
château de Tarascon, par mandement royal du 11 août 1544. (Gatalogque, VIX, n°$ 25132 et 25221.)