‹ Blaise de Monluc HistorienChapitre 161 sur 533 · LA FORTIFICATION D'OUTREAU (JUILLET · texte numérisé non relu

LA FORTIFICATION D'OUTREAU (JUILLET

des Commentaires, que Monluc à voulu faire allusion à ce suprême et peu glorieux épisode de la campagne de 1545",

De retour de cette expédition, qui lui fit prendre en pitié la guerre sur mer, il alla rejoindre devant Boulogne le maréchal du Biez, occupé, depuis le début de juillet, à construire, au sud de la ville, sur la rive gauche de la Liane, un fort destiné à commander le port et l’entrée de la rivière. Du Bellay donne d’amples détails sur les démélés de du Biez avec ingénieur italien Melloni”. Après bien des discussions, on commença, le 12 ou le 13 Juillet, à élever une enceinte pentagonale sur les hauteurs d'Outreau, entre les maisons et Péglise du village. Au moment où Monluc arriva au camp, le fort, que les manuscrits appellent inexactement Montareau où Montreau et l'édition originale Outtyau, n’était pas encore achevé. Il à raconté comment il obtint de ses soldats qu'ils remuassent la terre pour remplacer les pionniers qui s'étaient débandés. Il se vante d’avoir avec ses Gascons, en huit Jours, « dressé » toute la courtine € tirant au Pont-de- Bricque » 5. Un plan manuscrit annoté du fort d’Outreau au moment de sa construction, conservé au British Museum, fait voir que les Gascons de Monluc étaient, en effet, campés en face du boulevard qui regardait le Pont-de-Bricque et que cette partie de la fortification fut la dernière qu’on élevat. L’ambassadeur vénitien Marino Cavalli célèbre aussi la rapidité surprenante avec laquelle fut achevé le fort d’Outreau*. Il oublie de dire, et Monluc aussi, que, le travail terminé, on reconnut que Melloni s'était trompé dans ses calculs, que le fort se trouva beaucoup trop

allant vers Portsmouth, 3 septembre (State papers, Henry VIII, 1830, in-4o, I, 829). — Saint-Mauris à Charles-Quint (Arch. nat., K. 1485, n0 102), — Cf. La Roxcière, 0p. cit., M, 429.

1. Il parle du feu écrasant de l'artillerie anglaise : « Les coups de canon nous tiroinct si dru qu’ilz sembloinct salve de harcquebuzerie, » Il fait allusion à la présence du comte d’Aumale : « Feu monsieur de Guize vist le tout, lequel n’avoict que vingt chevaulx et ne me pouvoict secourir auleunement,. » ([, 420.)

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