Du BEeczay, XIX, 582. | és
3. Pont-de-Bricque, lieu dit sur la rive droite de la Liane, à 6 kilomètres en amont de Boulogne, comm. de Saint-Léonard et d’Isques, cant. de Samer, arr. de Boulogne. dE Ce
4. Brit. Mus., Cotton. Aug. I, suppl. 5. — Voir Aus ANS le mème ps Cal. EI, fo 63, un autre plan d’Outreau annoté en latin. Ces deux plans avaient
Q , , été relevés avec un grand soin par M. G. Sarres.
BMALBERI, SCT. l,t..l; p.270:
petit et qu'il fallut tout recommencer à pied d'œuvre. Cest du Bellay qui nous lapprend ; il parle aussi de la mission de M. de Saint-Germain, envoyé par le roi pour hâter les travaux, et à laquelle fait allusion Monluc.
- Du Biez, désireux de réparer ses maladresses, qui mécontentaient vivement François [°", songea d’abord à livrer une bataille en barrant la route aux renforts que la garnison de Boulogne recevait de Calais. Il abandonna vite cette idée et prit le parti plus sage d’affamer l'ennemi en allant dévaster la terre d’Oye, « canton d'environ quatre lieues de longueur sur trois de largeur, ayant au nord la mer, au levant Gravelines et la rivière d’Aa, au midi Ardres et Guines, au couchant Calais et ses dépendances » ?, région fertile d’où les garnisons anglaises tiraient leurs bestiaux etleurs fourrages. Elle était défendue par un système de canaux et par un ensemble de forts et de redoutes qui s’appuyaient sur le bourg de Marck, situé au centre du pays. Du Biez se mit en mouvement vers le 19 septembre et, au début d'octobre, envahit la terre d’Oye. Il menait avec lui les bandes de Taix (Monluc remarque que c’étaient celles de la dernière levée; les vieilles restèrent pour garder Outreau), six ou sept pièces de grosse artillerie et une nombreuse cavalerie commandée par Charles de Cossé, le futur maréchal de Brissac. Ces détails sont confirmés par du Bellay, qui donne un récit complet de Fexpédition *. Monluc n’en a rappelé qu'un épisode brillant : l’enlèvement d’assaut du premier fort par les bandes françaises. Conté en grands détails et avec verve dans les (Commentaires, il est simplement mentionné par du Bellay, qui ajoute que la garnison fut tout entière passée au fil de l'épée. Monluc se plaint seulement que, profitant de ce premier succès, on n'ait pas de suite poussé plus avant. Il oublie que la marche fut ralentie par la nature du terrain coupé de canaux et que tout fut compromis par la négligence de du Biez, qui ne s'était pas muni de ponts. Après un nouvel engagement, qui coûta la vie à plusieurs hommes d’armes de la compagnie de M. de Boisy, commandée par son lieutenant, M. de Saint-Cvr,
1. GarccarD, Hist. de François Ler, éd. de 1769, V, 435 (d’après du Bellay). — Voir la carte du Boulonnais et du comté de Guines dressée et publiée en 1558 par Nicoras Nicoraï : Caletenstum et Bonontensium ditionis accurata
delineatio.