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3. Les soldats de Surrey, profitant ainsi de la marée basse, avaient traversé la Liane, où ils n’avaient de l’eau que Jusqu'au genou.
fort et Ardelot ». L'épisode nous est connu par un rapport de Surrey à Henri VIT, qui le place le 7 janvier. A cette date, le lieutenant général du roi d'Angleterre, informé que du Biez s’apprêtait à ravitailler Outreau, fit sortir de Boulogne deux mille six cents hommes de pied et treize cents chevaux, qu’il plaça en embuscade près du mont Saint-Étienne, où devait passer le convoi français, qu’escortaient les lansquenets du Rhingrave et un corps d’arquebusiers à pied et à cheval et d’archers commandé par du Biez en personne. La cavalerie anglaise, grâce à sa supériorité numérique, mit en fuite les arquebusiers à cheval français, les poursuivit et se mit en devoir de piller les charrettes du convoi. Du Biez, mettant pied à terre, rallia son infanterie, culbuta les Anglais et les chassa jusqu'aux portes de Boulogne”. Monluc, dans le passage consacré à du Biez au cours de sa revue des « charités », a repris avec plus de détails ce récit”. Il a, du reste, brouillé ensemble deux faits distincts : l’affaire du mont Saint-Étienne (7 janvier 1546), où du Biez défit les Anglais, et une autre tentative de ravitaillement d'Outreau, qu'un rapport de Surrey place le 4 décembre 1545. Le maréchal tomba dans une embuscade, vit sa cavalerie se débander et dut se retirer sur Hardelot en faisant tête à l’ennemi pour donner à quatorze enseignes d'infanterie le temps de le dégager. Les Anglais durent à la fin se retirer #. Monluc, on le voit, avait quitté le fort d’Outreau et l’armée de du Biez dès le début de décembre #.
Il vint à la cour et y demeura un mois « servant le Roy de gentilhomme servant », état qu'il avait, dit-il, obtenu lors de son
1. Voir le rapport de Surrey dans Norr, The works of H. Howard, earl of Surrey... Londres, 1815, in-40, [, 194. — Le 14 janvier, du Biez annonçait sa victoire au futur duc de Guise, « estant bien marry, monseigneur, aJoutait-il, que vostre compaignie ne se y trouva, car avecq icelle j’eusse esté en danger de faire grand paour à ceulx de la Basse-Boullongne » (Oudart du Biez au comte d’Aumale, Montreuil, 14 janvier 1546, B. N., Clairamb., 330, fo 123, orig.).
2. IT, 136. — Brantôme, qui trouvait le «discours » de Monluc « gentiment escrit » (IV, 59-60), l’a transcrit presque textuellement (VII, 293-294).
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4. Son frère Joachim, € M. de Lioux », qui avait pris part à toute la guerre du Boulonnais, resta à l’armée. En juin 1548, il commandait deux mille Gascons à Saint-Valery (Rapport d’espion, 22 juin, dans State papers, Edward VI, Calais papers, n0 161, p. 35r).