Boyvin pu Viccars, XXIX
SCT E0 0 HE Dole ner 5. Id., 242. — Boyvin se trompe en citant parmi les blessés « le jeune
Chepy, enseigne de Monluc ». I faut corriger Chepy en Charry.
6. Brissac au roi, Chieri, 17 janvier (B. N., fr. 20449, f0 181, copie). Mox- LUC : « Or le camp y demeura seze ou dix sepl jours devant et la batterie dura sept jours. » Boyvin a commis, à propos du siège de San Damiano, une grosse erreur (le chronologie. 11 l’a placé, au livre IV de ses Mémoires (coli. Petitot, XXIX, 235-242), sous l’année 1553, après le récit de la prise de Ceva et de Cortemiglia et la signature de la trêve de Butigliera entre Brissac et D. Ferran(e. I donne, du reste, deux dates exactes pour le début et ; fin du siège. Il en faut conclure qu’en ajoutant après coup cet épisode, il ne l’a pas inséré à
l’année qui convenait.
mais le capitaine Charry, un des héros de San Damiano ”. Le 29 janvier, il expédiait un second courrier, le baron de Chepy, qui avait, lui aussi, contribué à dégager la place. Dans la lettre au connétable dont il le chargea, il disait : « J’ay pareïllement entendu dudit sieur de Biron que vous luy avez dict que le Roy n’a point encores pourveu au gouvernement d’Albe et que Je regarde s’il y a personne que j’aye intention de luy nommer, qui est un honneur que vous me faictes duquel je vous remercye très humblement. Quant à moy, Monseigneur, en telz endroictz que cestuy là je ne me conduiz point par mon affection, mais par le seul service du Roy, et ne sçaiche que Sa Majesté en puisse mieulx pourvoir que le sieur de Montluc. Car c’est une place si voizine de lennemy qu'il est besoing de y metre quelqung qui soit vif et qui se travaille incessamment, ce que le dict s' de Montluc, comme vous sçavez, fera fort bien. Et si ne sera pas nouveau à l'administration d’ung peuple, estant homme qui à tousjours aymé à faire tenir police, non seulement aux soldatz à cause de son office de maistre de camp, mais aussi à l’endroict des habitans de Montcallier. Il vous plaira d’en parler au Roy et me mander ce que Sa Majesté vous en resouldra, car monsieur de Bonivet ne vouldroit pas toujours demeurer là ; aussi suis-je asseuré que vous le y vouldriez pas laisser. » La recommandaüon était chaude et habile à la fois, bien faite pour vaincre les préventions du connétable à l'égard de Monluc. Celui-ci avait, du reste, déjà reçu une première récompense ; Brissac disait dans la même lettre : « Je ne veux oublier à vous dire que j’ay receu un fort grand plaisir entendant que vous aiez faict pour le s° de Montluc ce que vous avez faict pour luy faire avoir l’estat de gentilhomme de la chambre, vous asseurant que, depuis ceste nouvelle, il se monstre autant satisfaict qu'auparavant il apparoissoit mal content. Et ne faictes pas peu pour le service de Sa Majesté
1. Brissac au roi, Chieri, 17 janvier. — Charry, pour qui Monlue avait tant de tendresse, était une de ces têtes brülées comme il y en avait tant en Piémont. Brissac le choisit pour que le roi, après avoir écouté de sa bouche le récit du siège où il avait si bien fait, lui fit remise de « quelque follie qu'autreffois il a faicte en sa jeunesse ». — Le 23 janvier, Henri Il transmettait au connétable les lettres de Brissac lui mandant « comme domp Ferrand a levé son siège de devant Sainct Damyen, où, pour le peu de temps qu’il a séjourné avecques son armée, il a esté aussi mal mené qu'il est possible». (B. N., Clairamb., 345, fo 143, orig.