La Roncère, 0p. cit., II, 526, n
3. Charles-Quint à son frère, 8 Juin. (Lawz, IT, 627.) — L’évêque d'Arras à Simon Renard, 19 juin. (Pap. d'Etat de Granvelle, IN, 261.)
4. Voir, sur cette question, les historiens italiens qui accusent La Garde : ALDo Manuzi0, Vita di Cosimo de’ Medici, 1586, Pare et MoxrALvo, Relazione, p. 70. Le dernier biographe de Pietro Strozzi, Mlle Annita Coppini, a adopté leur opinion (Ptero Strozzsi nell assedio di Siena, 1902, p- 109). La haine, d’ailleurs justifiée, que La Garde portait aux Strozzi la rend très vraisemblable. C£., sur les causes de cette haine, La Roncière, op. cit., IL, 413-414.
5. Tolomei à la république de Sienne, Paris, 4 mai. (Alc. lett. polit. di Cl. Tolomet, p. 19.)
6. Odet de Selve à Henri IT, Venise, 3 juin. (Végoc. de la Fr. avec le Levant, IT, 319.)
7. Dr Wotton à sir William Petre, Reims, 14 juin [et non Juillet]. (State papers, Mary, n° 223.)
DÉBARQUEMENT A SCARLINO (JUILLET 1954). 237
à Porto-Ercole*, Le 25 mai, Enea Piccolomini, gentilhomme siennois envoyé par la république pour presser l'envoi du SeCOUTS, quittait la cour et venait rejoindre Monlue à Marseille?. Dans les derniers jours de juin seulement, les troupes embarquaient à Toulon. La traversée eut lieu sans autre incident que la capture, près de l’île d’Elbe, de huit ou neuf transports de blé de Sicile, fait noté par Monluc, confirmé par une dépêche de Peter Vannes, ambassadeur anglais à Venise. Le 6 juillet, les vingt-six galères du baron de La Garde, accrues de quatorze galères et de seize bâtiments légers de Salah Raïs, étaient en vue de Porto- Ercole *.
Monluc est le seul historien qui place le débarquement à Scar- Lino, « où, dit-il, monsieur le’ mareschal estoit avecques son camp ». Sozzini ne précise pas le lieu; Roffia indique Porto- Ercole *. Dominique du Gabre, dans une dépêche du 11 juillet, donne la même indication 6. Mieux informé, l'ambassadeur anglais à la cour de France, D' Wotton, écrivait le 29 que le secours avait débarqué près de cette place 7. Monluc en donne la raison : « À cause que le marcquis de Marignan avoict son camp près du chemin qu'il nous failloict tenir pour aller à Sienne. » Les Impériaux avaient, en effet, occupé au début de Juillet la route de Rome, pour barrer de ce côté le passage au renfort attenduÿ. Ils l’évacuèrent, d’ailleurs, bientôt, quand
1. B. N., Dupuy, 500, fo 35. — Lanssac écrivait de Sienne, le 2 juillet, que « le retardement de ladite armée de mer a retardé d’un moys » les desseins de Strozzi. (Corresp. polit. de M. de Lanssac, publ. par Cr. Sauzé De LHOUMEAU, 1904, [, 427.)
2. Tolomei à la république de Sienne, Soissons, 12 juin. (Op. cit, p. Ex)
3. Peter Vannes au conseil, Venise, 13 juillet. Vannes donne le chiffre de sept navires impériaux. (State papers, Mary, n° 237.) Le fait est aussi mentionné par Cormier, Rerum gestarum Henrict II libri quinque, 1584, fo 119 ro.
4. La Roncière, 0p. cit., UE, 526, n. 6. — Une dépêche de John Masone, du 4 juin, abaisse le nombre des navires barbaresques à vingt, dont huit galères et douze flûtes et brigantins. (State papers, Mary, n0 215.)
5. Dans ses Racconti delle principali fazioni della querra di Siena, publ. par Micanest au t. Il de l’'Archiv. stor. ital. (p.561). C’est une relation florentine des campagnes de Strozzi et de Marignan dans le Val di Nievole et le Val di Chiana en juin-juillet 1554, très détaillée, mais sujette à caution.
6. Gabre à Domenico d'Achille. (Corresp. polit. de Gabre, p. 95.)
7. Dr Wotton à la reine Marie, Compiègne, 29 ] uillet. (State papers, Mary,