‹ Blaise de Monluc HistorienChapitre 208 sur 533 · Rorria, p · texte numérisé non relu

Rorria, p

Pietro Strozzi eut repris Cuna, dont ils s’étaient emparés ttiine paraît pas, du moins, que ce dernier eût son camp à Scarlino quand eut lieu le débarquement. Un document prouve que le 8 juillet il était encore à Montalcino ; à cette date, le secours de France avait atterri’. Monlue commet une seconde erreur en plaçant la mort du prieur de Capoue, Leone Strozzi, deux jours avant. D’après Roffia, c’est le 24 juin qu'eut lieu événement; une délibération des Huit de la guerre du 28 y fait allusion *.

Le corps français débarqué se mit en marche, par la Maremme, vers Buonconvento où, dit Monluc, « tout le camp feust assemblé ». C’est, en effet, dans cette place, située sur les bords de l’'Ombrone, que Strozzi, avant de s’engager dans la vallée de l’Arbia pour marcher vers Sienne, concentra ses troupes, les Grisons de Fourquevaux qu'il était allé chercher en Juin sur les confins du Lucquois, le nouveau renfort français et un corps de Florentins levé par Bindo Altovitit. Les Grisons et les Italiens formèrent l'avant-garde. Monluc était parti en avant avec Strozzi et Fourquevaux; et tous trois entrèrent dans Sienne, où ils dinèrent chez Lanssac, ambassadeur de France à Rome, qui s’y trouvait depuis le 13 juin. Les Commentaires oublient de nous dire que Strozzi, se défiant de linexpérience de Monluc et de son ignorance des «humeurs et manière de vivre » des Siennois, avait prié Lanssac, qui avait été mêlé aux négociations de la république avec la France, de venir de Rome à Sienne pour aider de ses conseils le nouveau lieutenant de roif. L'arrivée de Monluc eut sans doute lieu le 127.

1. Mile Coppini se fonde sur le silence de Monlue au sujet de la prise de Cuna pour prouver, contre Montalvo, Roffia et Nini, que ce fait fut antérieur à l’arrivée du corps français. (Op. cil., p. 105.)

2. Le 8, le capitaine Landuccio Landucei apportait à Sienne à Roberto Strozzi, qui commandait en l'absence de son frère, la nouvelle de la descente. Le 11, arrivait à son tour Enea Piccolomini, « ed era sbarcato a nostri porti con l’armata di Marsiglia e d’Algeri ». (Sozzixt, pp. 259 et 261.) Strozzi place le débarquement le 1: dans son Discours déjà cité (B. N., Dupuy, 500, fo 36).

3. Rorrra, p. 559. — Arch. d'Etat de Sienne, Deliberaziont degli Otto di Reggimento, CLXXX, fo 201. — Prec place le fait le 26. (Memorte storicocriliche di Siena, IV, 150.)

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