PRÉLIMINAIRES DU COMBAT DE MARCIANO
saires souffraient de la disette d’eau, parce qu'il n'avait pas plu depuis quarante jours ‘. Monluc commet une erreur manifeste en disant qu’ils € demeurarent sept ou huict jours. regardans à qui deslogeroict le premier ». Les deux armées furent en présence quatre Jours seulement, du 29 juillet au 2 août. Il fait allusion aux escarmouches du lundi 30 et du mardi 31. Marignan, Roffia, Montalvo confirment ce qu'il dit du caractère sanglant de ces engagements, qu'il attribue avec raison à la supériorité de larüllerie impériale ?. Il ajoute que « la cavalerie en estoict toute espouvantée, et noz gens de pied en estoinct de mesmes ». Roffia dit, en termes presque identiques, que ces ‘escarmouches « posero 1 Franzesi in gran timore, terrore e spavento ».
Monluc insiste davantage sur la part qu'il prit de loin à l’affaire. Il dit qu’il commençait « d’entrer dans une maladie » qui lempêcha d'accompagner Strozzi. Il avait écrit à Lanssac «qu'il luy sembloit merveilleusement necessaire » qu'il revint à Sienne, laissant entendre qu’il préférait rejoindre le maréchal 3. Le 31 juillet, il annonçait à ce dernier que la fièvre ne le quittait pas et qu'il se trouvait de plus en plus faible; il le priait de lui envoyer, pour le suppléer, le capitaine Combas*. Il renouvelait la même demande le lendemain, suppliant Strozzi de renvoyer à Sienne son frère Roberto pour le soulager pendant quelques jours du poids des affaires 5. Ces deux lettres, tout en confirmant les Commentaires sur un point, montrent que Monluc désirait fort, à cette heure critique, se décharger sur d’autres épaules de la très lourde responsabilité en face de laquelle, si brusquement, il se trouvait placé. Aussi peut-on accepter l’assertion de Cavalcanti, qui était à ses côtés et qui déclare qu'il est moins malade