Relation de Marignan. — Sozzini. — Rorrra. — Moxrazvo
2. Monluc note qu’il a recueilli des renseignements sur le combat de la bouche de don Giovanni di Luna, l’un des lieutenants du marquis. Le 29, ce capitaine eut, en effet, un cheval tué sous lui et son fils fut blessé (Rorrra, p. 572).
3. Lanssac à Strozzi, 30 juillet (Corresp. de M. de Lanssac, 1, 44o). Gabre écrivait le 21 juillet à Lanssac : Q Il m'est advis que vous ne devriez poinet partir de Sienne, afin que M. de Montluc puisse tenir compagnie au st Pierre en campagne. » (Jbrd., I, 439.) C'était, sans doute, à l’instigation de Monluc que l’évêque de Lodève donnait ce conseil.
h. Monluc à Pietro Strozzi, Sienne, 31 juillet (LV, 11).
5. Monluc à Pietro Strozzi, Sienne, rer août. — Instruction de Monluc Giovan Batista Strozzi, Sienne, même date (IV, 13-14).
qu’il ne le croit, qu’il n’est atteint que d’une fièvre tierce et qu’en réalité il est plutôt découragé ”. Il est très vraisemblable qu'avec son flair de vieux routier, Monluc, dès ce moment, augura mal de l’entreprise et regretta d’en avoir si ardemment sollicité la charge. C’est la première fois qu'il demande à être suppléé ou remplacé; ce ne sera pas la dernière. Il a volontarement OMIS ces détails; il importe de les restituer. La physionomie du personnage apparait, grâce à eux, plus complexe et plus humaine. Dans son livre, il se borne à raconter qu'il envoya à Strozzi M. de Lécussan pour le supplier de ne pas se retirer, comme il voulait le tenter, vers Lucignano pendant le jour, mais de faire sa retraite de nuit. Roffia dit que le mercredi 1° août un espion annonça à Marignan que Strozzi voulait décamper de nuit vers Ponte Valiano et Montepulciano, mais qu'il ne bougea pas”. Ce rapport d’espion paraît bien correspondre au conseil donné par Monluc et que Strozzi ne suivit pas, mais eut un moment lintention de suivre : « Monsieur de Lécussan me rapporta qu’une fois monsieur le mareschal s’estoict résolu de la fere [la retraite] en ceste sorte. »
Seul de tous les historiens, Monluc attribue le changement d'opinion de Strozzi à l’influence d’un personnage qu’il nomme Thomas d’Albeche. De Thou a identifié ce personnage avec Tommasino del Bene, capitaine florentin et agent diplomatique, qui joua un rôle actif dans les négociations de la France avec lAllemagne et les Pays-Bas $. « J'ai ouï dire à del Bene, écrit-il dans son /Jistoire, que Monluc l’accusoit faussement d’avoir donné ce conseil à Strozzi, et ce général, contre son sentiment, avait voulu parür de Jour, soit qu'il fût persuadé que l’ennemi n’en viendrait pas à une bataille, soit qu'il jugeât qu’il estoit honteux
1. Cavalcanti à Giovan Batista Strozzi, Sienne [vers le rer aott] (V, 342).
2. Rorrra, p. 573. — Cf. Relation de Marignan, p. 347. — L’anonyme arétin dit que Marignan apprit que Strozzi voulait déloger au milieu de la nuit par "0 . * n . . » Se 0 Giovan Batista Strozzi, frère de Pietro, qu'il fit prisonnier. Miranesi fait remar-
» Ua : ; quer qu'aucun des cinq frères de Pietro ne portait ce prénom. On connaît un petit-fils de Cosme Strozzi, nommé Giovan Battista. C’est sans doute le personnage que Monluc envoya, le 1er août, au camp de Pietro. É Froe VE , T'nse J' or: 20 a
0. Cf. Négoc. de la France avec la Tose., IV, 213, 321, 325, 360, 909. Il est appelé souvent par abréviation Masino del Bene. Voir sur ce personnage et sur s« e, lle |: ‘ à a] dDhnm e . e ? à Sie sa 5 D sa pas la notice de M. E, Picor, Les Italiens en France au seizième siècle, pp: 88-96.