SOZZINI, pp
2. Strozzi aux Huit, Montalcino, 25 février (B. N., f. ital. 1134, Fos 189 vo- 190 r°, copie. — Biblioth. commun. de Sienne, COAMREL ES OEI TE CNUUUE
3. Strozzi à Monluc, Montaleino, 25 février (B. N., f. ital. 1134, fo rgoro-vo; Arch. d'État de Sienne, Copie di leltere del maresciallo Piero Stroszi, fos 4 vo-5 ro, copies).
4. Strozzi à Monluc, Montalcino, 1er mars (B. N., f. ital. 1134, Fo 191 vo, copie). __ Monluc se lamentait sans cesse de n’être pas payé; Strozzi affirmait qu'il ne lui était pas dû un écu (Copia d’una instruttione del mariscial Strozzi a monsignor di Gasoth di quanto havera a dire a Sua Maiesta in nome suo, Montalcino, 12 mars, tbid., fos 196 ro-197 ro).
et s’opposant formellement à ce qu'il fût rappelé". Strozzi envisageait pourtant son départ et, envoyant dix jours plus tard son secrétaire Giulio en cour, il proposait Soubise, lieutenant de roi à Parme, comme successeur de Monluc ?. Celui-ci s’entêtait dans son idée, car le 25 Strozzi suppliait le cardinal du Bellay de stimuler l’amour-propre languissant du gouverneur de Sienne, et il ajoutait : « Lo non lo dico questo senza grand” o ‘casione ÿ. »
L'auteur des Commentaires, préoccupé, suivant son habitude, d'effacer du portrait héroïque qu’il trace de lui-même toute défaillance humaine, n’a rien dit de son découragement à cette heure critique. Il partageait, en fait, toutes les angoisses des Siennois, qui, hésitant entre les deux partis à prendre, écrivaient en même temps qu'ils étaient résolus à résister jusqu’au dernier morceau de pain et qu’ils voudraient bien trouver les bases d’un accord. IL a préféré conter, avec de minutieux détails, l’histoire du borgne Pietro, qui montre au vif la mésintelligence qui régnait à ce moment parmi les habitants. Il n’y a pas trace de cette curieuse histoire dans Sozzini, ni dans les documents originaux que j'ai pu consulter. Elle est très vraisemblable et illustre d’une façon bien vivante ces dissensions intestines des Siennois, que Monluc attribue aux menées secrètes du marquis. Il y a très exactement représenté les deux ordres du peuple et des Æiformatori comme partisans de la France, l’ordre des nobles comme favorable à l'Empereur.
Cette histoire du borgne Pietro suffirait à prouver que Monluc s’est fort bien rendu compte des traits essentiels du tempérament siennois. On lui à reproché de ne pas avoir donné un portrait plus complet et plus vivant de « cette race de cerveaux bizarres, comme il l'appelle, qui, pendant quatre siècles, a étonné le monde par un mélange singulier d'intelligence et d’irréflexion, de bravoure et d’indolence, de piété et de débauche, de folle géné-
1. Le cardinal de Ferrare au connétable, Rome, 13 février (B. N., fr. 20442, fo 79, orig.).
2. CPartendosi monsr di Monluc, come dice essere necessitato a fare, non mancarete proponere a S* Mt e a Monsr Contestabile la persona di Monsr di Subissa con quel medesmo grado in questo stato che in Parma. » (Arch. d’État de Sienne, Copialettere di Strozzst, F0 3 ro; Bibl. commun. de Sienne, ms. K, VI, 2r, 0 204 ro, copies.)
3. Strozzi au cardinal du Bellay, Montalcino, 25 février (Arch. d’État de Sienne, Coptalettere di Strozzi, fo 5 vo; B. N., f. ital. 1134, fo 190 vo, copies).