CHAPITRE VII
La dernière campagne de Piémont.
(Septembre 1555.)
Rome. — Montalcino. — Ferrare.
(Juillet 1556-mai 1558.)
Rentré en France en mai 1555, Monluc dut répartir bientôt pour le Piémont. Il était encore à Paris à la fin du mois de juin '; c’est en juillet sans doute qu'il alla en Gascogne. Il dit qu'il ne demeura pas « trois sepmaines à la maison ». D’importants événements militaires se préparaient, en effet, au-delà des Alpes. Le maréchal de Brissac, depuis le rappel de don Ferrante de Gonzague (février 1554), avait pris Ivrée le 14 décembre *, Casale le 12 mars 15555; maître du Monferrat, il menaçait Valenza, sur le Pô, et s’apprêtait, conformément à l'avis de René de Birague, à assiéger Volpiano, la seule place voisine de Turin que détenaient encore les Impériaux *. Ceux-ci songeaient, de leur côté, à faire un effort décisif pour regagner le terrain perdu. Le 12 juin, le nouveau lieutenant général de Empereur en Lombardie, Ferdinand Alvarez de Tolède, duc d’Albe, était arrivé à
1. Le 25, il écrivait de Paris au connétable pour lui recommander M. de Caumont, enseigne du baron Jean de Foix-Rabat, (IV, 58.)