‹ Blaise de Monluc HistorienChapitre 262 sur 533 · À. TarLowe, /vrea e il Piemonte..…., pp · texte numérisé non relu

À. TarLowe, /vrea e il Piemonte..…., pp

3. Sur la prise de Casale, outre les sources citées par MarcranD, Charles er de Cossé, p. 256, n. 3, voir une relation contemporaine française : Discours de la prinse de Gazal envoyé à Rome, qui donne la date. (Bibl. de Carpentras, ms. 490, fo 177 ro-vo.)

4. Dans une lettre au connétable du 8 août, René de Birague exprimait l'avis « que l’on debvroit faire toute possibilité et effort pour expugner Vulpian... L'on le prendroit dedans ung vingt jours au plus et pour moings de trois mi coups de canon. » (B. N., fr. 20452, fo 167, copie.)

Milan. On s’attendait à le voir prendre une vigoureuse offensive et à réparer les insuccès de son prédécesseur, le vieux D. Gomez Suarez de Figueroa. En fait, le duc d’Albe ne réussit qu'à mécontenter tout le monde par son arrogance; il se révéla tacticien médiocre et irrésolu, ne sut pas écouter les conseils de capitaines expérimentés tels que César de Naples, ne fut pas capable de maintenir la discipline dans son armée, et, au cours d’une piteuse campagne de trois mois, ne récolta qu'humiliations et revers ”. Les Commentaires ne contiennent pas un exposé complet de cette campagne; on n’y trouve que le récit de deux faits de guerre auxquels Monluc prit part : le siège de Volpiano et la prise de Moncalvo.

Ce récit débute par la mention de l’envoi de Monluc en Piémont et par une allusion à la défense de Santhià par Bonnivet et à l’imminence d’une bataille entre Brissac et le duc d’Albe. Dès le mois de juillet, Henri Il, en réponse aux demandes pressantes de Brissac, avait décidé d’expédier en Italie des renforts; on parlait de quatre à cinq mille Suisses et de cinq à six mille Gascons*. Mais une dépêche de l’ambassadeur vénitien Soranzo, de Poissy, 22 août 1555, confirme de la façon la plus précise cette phrase des (‘ommentaires : à cette date, on jugeait, à la cour de France, que la situation de Santhià était désespérée et que, si le duc d’Albe continuait le siège, Brissac serait obligé de livrer bataille pour dégager la place; Soranzo ajoutait que Monluc et Vassé venaient d’être expédiés en Piémont pour lassister . Lorsque

1. Un récit minutieux et uniquement appuyé sur les documents originaux a été donné de cette campagne par M. A. SeGre, La Campagna del duca d’Alba in Piemonte nel 1555 (extr. de la Rivista Mililtare Italiana, disp. V et VIID), Rome, 1905.

2. Wotton au Conseil, Poissy, 12 juillet 1555. (State papers, Mary, n° 394.) — Voir aussi les documents cités par SEGRE dans son étude, p. 25, n. 3.

3. Arch. d’État de Venise, Francia, Dispacci, Soranzo, Poissy, 22 août : «.… Si giudica che non sia molto atto a resisterne (Santhïà) alle cannonate, onde si discorre che facilmente potrà seguire la giornata, et intendo chel sig. Conestabile l’ha quasi detto del certo se ï inimici continuerano l’assedio [Monlue dit que Brissac faisait « estat que, pour secourir Saint lago… luy faudroict donner une bataille »], et di novo sono stati spediti per quella parte Mons. di Vassè et Mons. di Monluch, ambe doi cavallieri dell’ ordine, et di già Monluch è partito con ordine di passare in Piamonte per esser del cons. della guerra con il Marechial de Brissac, essendo stimato capi di giudiciosa esperienza. » (Publ. par SEGRE, Op. Cil., p. 33, n. 1.)

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