‹ Blaise de Monluc HistorienChapitre 270 sur 533 · ENVOI DE MONLUC A MONTALCINO · texte numérisé non relu

ENVOI DE MONLUC A MONTALCINO

tance et affirme énergiquement qu'il ne fit rien pour la mériter :.

Le bon souvenir qu’avaient gardé de lui ses amis les Siennois lui valut de ne rester que neuf mois environ Gil dit à tort cinq ou six) dans linaction et la disgrâce. Il prenait soin, d’ailleurs, de ne pas se laisser oublier et, du fond de ses terres, sollicitait la « protection ethonne grâce » du duc de Guise ?. En juillet 1556, une occasion se présenta pour lui de retourner en Italie. La « république retirée à Montalcino » le réclamait. Depuis un an, les Siennois sortis de leur ville avec Monluc, le 22 avril 1555, avaient organisé, sous ce nom, un gouvernement indépendant dans la Toscane méridionale. Avec l’aide de quelques troupes françaises, ils se maintenaient péniblement dans les principales places de cette région montagneuse que domine le Monte-Amiata et que coupent les vallées de l'Ombrone et de lOrcia5. A la demande du cardinal Farnèse*, Henri IT leur avait envoyé, en juin 1555, pour succéder à Strozzi, en qualité de lieutenant général en Toscane, Jean Larchevêque de Parthenay, baron de Soubise *, dont la mollesse les satisfit peu. Ce que Monluc, plus sincère dans son livre que dans sa correspondance, dit de leur mécontentement est confirmé par une lettre du cardinal Farnèse qui, dès le mois de septembre, réclamait un homme plus énergique pour commander en Toscane”. Les Siennois reprochaient,

1. C’est dans sa revision qu'il a ajouté la mention de la lettre du connétable, de son attitude réservée à la cour, plus des réflexions morales.

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