‹ Blaise de Monluc HistorienChapitre 271 sur 533 · Monluc au duc de Guise, Nérac, 26 mai 1556 (IV · texte numérisé non relu

Monluc au duc de Guise, Nérac, 26 mai 1556 (IV

3. Ce territoire, qui touchait au sud-ouest à la mer, vers Grosseto et Talamone, au sud aux États de l'Eglise, vers Radicofani, était limité au nord par une ligne irrégulière allant de Chiusdino à Chiusi, par Montalcino et Pienza.

4. Le cardinal Farnèse écrivait, le 19 juin 1555, à Henri Il pour le prier de secourir « la Repubblica senese, o quella parte che cosi si pud chiamare ». (Let. d'A. Caro a nome del card. Karnese, W, 255.)

5. Les lettres de nomination sont du 10 juillet (B. N., fr. 3915, fo 125); mais, dès le 4 juin, Soubise débarquait à Civitavecchia (Soubise au roi, Civitavecchia, 14 juin, B. N.,fr. 20442, fo r11 ro). Les Mémoires de Soubise, accompagnés de lettres relatives aux guerres d'Italie sous Henri Il et en siège de Lyon en 1562-1563, ont été publiés par J. BonreiRens 1879; in-80. On y lit que ce furent ses ennemis qui firent envoyer Soubise à Montalcino; on pensait qu’il n’en reviendrait pas ; il n’en rapporta pourtant que de l'honneur. |

6. Voir la lettre qu'il adressait au connétable en arrivant à Montalcino et où il fait de son prédécesseur un éloge tout politique (IV, 60-6r). ,

7. Le cardinal Farnèse au cavalier Tiburzio, 7 septembre 1555 ; « Monsignor

en particulier, à Soubise, plus diplomate que soldat, de ne pas les aider dans les coups de main et les razzias qu’ils tentaient, au mépris de tout droit, sur les places et le pays occupés par les Espagnols". Il semble bien que, dès janvier 1556, Henri IT et le connétable songeaient à remplacer Soubise?, qui, du reste, demandait son congé. La trêve de Vaucelles (3 février) fit ajourner la nomination de son successeur; mais lorsque, à la fin de juin, au milieu des fêtes données à la cour de France en l’honneur du légat du pape, le cardinal Carlo Carafa, lambitieux neveu de Paul IV, on apprit que les Espagnols réunissaient des troupes dans le royaume de Naples et que la guerre était à la veille d’éclater entre Philippe Il et le Saint-Siège, la question se posa de nouveau +. Henri Il, cédant aux instances du légat et renonçant brusquement à la politique pacifique du connétable, d’où était sortie la trêve de Vaucelles, pour adopter celle des Guise, promit au pape son alliance et des secours en argent elen troupes. Le territoire de la république de Montalcino allait se trouver menacé si, comme tout le faisait déjà prévoir, la guerre éclatait entre la France et l'Espagne. La nomination de Monluc fut décidée.

Il dit dans son livre qu'il fut choisi sur la requête pressante de deux gentilhommes siennois, « qu’estoinct venus supplier Sa

di Subisa à buon gentiluomo, ma non basta : bisogna Termes, o qualche altro capo, e povveder meglio a quei lochi che sitengono. » (Lett. d'A. Caro... IT, 72.)

1. B. Cavalcanti au duc de Parme, Rome, 16 mai 1556 : « Li Sanesi di Montalcino, con le lor proprie forze et senza valersi delle genti di S. M., hanno tentato di pigliar Soana, et ne sono stati ributtati… et i Sanesi, nel tornersene indietro, fecero una grossa preda. Questa cosa à dispaciuta a Mons. Illustriss. et Reverendiss. di Tornon, et ha ordinato che sia restituito ogni cosa sin a un pelo, et che per l’avvenir e si astenghino da ogni movimento et novità. » (Lett. di B. Cavalcanti, pp. 180-181.)

2. Lanssac à l'ambassadeur de Ferrare, 8 janvier 1556 (Corresp. polit. de Lanssac, 1, 486). Le duc de Ferrare avait demandé à Henri II le gouvernement du Siennois pour son frère Francesco d’Este ; le roi fit répondre que son choix etait déjà fait.

3. Soubise au duc de Guise, Radicofani, 20 janvier (B. N., fr. 20554, fo 69, orig.).

4. Sur le voyage de Carafa en France et sur ce coup de théâtre, voir le chap. xv du livre de G. Düruy, Le cardinal Carlo Carafa, pp. 150-182, et l'étude de dom R. Axcer, La question de Sienne et la politique du cardinal Carufa, Brages, 1905, pp. 19-21, qui complète et rectifie Duruy. — Voir aussi une appréciation très Juste de ces événements dans la relation de l’ambassadeur vénitien Giacomo Soranzo (Arsèrt, sér. [, t. IL, p. 488).

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