Monluc au duc de Guise, Montalcino, 23 mai ([V
>. Arch. d’État de Sienne, Délib. de Montalcino, vol. 5, fo 163 ro.
3. Monluc a raconté comment il avait € porchassé » le retour au service du roi de Mario de Santa-Fiore et du prieur de Lombardie, son frère. Le duc de Guise, dans une note sans date, critique cette « capitulation », « pour n’estre lesdicts Si Fiore telz que Sa Maté deusse capituller avecques eulx ». (B. N.,
fr. 20454, p. 30, orig.) À < ; ë 4. Ruisseau qui se jette dans l’Orcia et que franchit la route de Pienza à
Monticchiello,
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le capitaine Bartolommeo da Pesaro pour protéger la retraite *.
Monluc a insisté sur cette défaite pour montrer une fois de plus « ce que l’on gaigne à aller attacquer une escarmouche à la teste d’une armée, et se vouloir retirer de jour, estant le plus faible » ?. Les documents éclairent et complètent son récit; la première épreuve qu'il en a donnée « par le menu et à la vérité », au lendemain de l'affaire, est très supérieure, mais s'accorde en gros avec les souvenirs évoqués plus de treize ans après. Les chiffres des pertes sont légèrement aggravés dans les Commentaires 3. Dans sa lettre au duc de Guise, Monluc attribue le désastre à la mollesse des arquebusiers; dans son récit, il imagine qu'il fut dù à la lenteur mise par le capitaine de gens de pied qui était dans Pienza à évacuer la place. Sa mémoire la trompé sur ce point *.
Don Alvaro marcha sur San Quirico, que Monluc avait aussi dégarnicomme intenable, et se disposa à assiéger la Rocca d’Orcia *. Maître de la ligne de lOrcia, il pouvait, en effet, occuper la partie montagneuse du territoire, qui était la plus fertile, et réduire les Siennois et les Français à la famine en les empêchant de faire la
1. Monluc au duc de Guise, Abbadia San Salvatore, 17 juin 1557. (B. N., fr. 20620, fos 33 ro-35 vo, orig. signat. autogr.) Cette lettre importante a échappé aux recherches de de Ruble. J’en dois la communication à M. Ch. Samaran Elle permet de compléter et de préciser la lettre de Piero Gianfigliazzi, écrite le 15 juin de Montepulciano au duc de Florence et publiée par A. Banpi- Verprani, / castelli della val d'Orcia e la repubblica di Montalcino (Bull. sen. di stor. patr., V, 158-159).
2. Ce principe de tactique est rappelé dans la lettre au duc de Guise,
3. Lettre : onze morts ou prisonniers de la compagnie de Monlue, quatre de celle du comte de Petigliano, cinq de celle de Boniface de Sermonetta, — Commentaires : douze où quatorze chevau-légers de Monluc, autant ou plus du comte de Petigliano et de Mario de Santa-Fiore.
4. Les quelques lignes consacrées à ce fait par Adriani (1, 1013) n’apportent aucun détail nouveau et confirment simplement Monluc. La nouvelle de la prise de Pienza arriva à Rome le 20 juin. Odet de Selve n’y voulut pas tout d’abord croire. Une lettre qu’il écrivit au duc de Guise le 21 juin mentionne la défaite de Mario de Santa-Fiore et sa blessure. (B. N., fr. 20443, pp. 14-16, orig.) Voir aussi une lettre de l’archevêque de Sienne au duc de Guise, Rome, 20 juin. (B: N., fr. 20512, f0 105:)
5. Dès le 18 mai, les magistrats de Montalcino attiraient l’attention de Monluc sur la nécessité de fortifier cette place. Le 24, ils l’autorisaient à faire démanteler San Quirico. (Arch. d'État de Sienne, #bid., vol. 5, fos 113 vo, 120 vo.)