BranTôme, éd. Lalanne, VI
2. Une lettre d'Antoine de Gramont à la reine, datée de Bidache, 8 juillet 1564, donne une idée expressive des sentiments que la vieille noblesse nourrissait à l'égard d’un homme qu’elle regardait comme un parvenu. Faisant allusion à une lettre que Monluc lui à écrite, Gramont dit qu'il n’y a fait une réponse « gratieuse et doulce » que par égard pour l'autorité dont il est revêtu, « n’estant habillé, ajoutait-il, en homme qui puisse endurer chose qui parte de sa main, et me touche autrement qu’il n'appartient. » (Biblioth. de l’Institut, coll. Godefroy, portef, 257, F0 193.) — Sur Antoine de Gramont, voir une note biographique de Commuxay, Les Huquenots dans le Béarn et la Navarre, D.NT0, ne 4e