Texte du premier ms., f0s 194 vo-195 ro
3. Le premier ms. appelle ce capitaine Boulimard, Bolimard, le deuxième Volumat. Les Memotres de l’estat de France le nomment Vaulimar. J'ai adopté comme vraisemblable la restitution proposée par de Thou.
4. D’après les Memotres, «les capitaines Millas et Vaulimar... se resolurent d’assaillir la tour qui estoit au-dessus, en laquelle il estoit demeuré quelques soldatz derrière une cloison qui la divisoit par le millieu, ayant une saillye pour se retirer dans la ville quand ils eussent esté forcez. » (Fos 190 vo-1g1 ro.)
passage souterrain qui reliait la Tour à la place. Monluc attribue leur panique à ce que le gouverneur de Thionville, Quaderebbe, ne se fiant pas aux Espagnols, avait mis dans la Tour-aux- Puces des soldats de sa compagnie, Hannuyers d’origine, qui perdirent la tête; il ajoute que cette faute lui valut d’être emprisonné. Lorsque, en effet, le malheureux Quaderebbe arriva à Namur, le 27 juin, il y fut reçu comme un coupable et cité devant un conseil de guerre, qui d’ailleurs l’acquitta *. Quoi qu’il en soit, les casemates étaient prises; de ce côté le feu avait cessé. Monluc, suivant l’usage, pousse de force un soldat dans le trou, la tête la première. Son fils Peyrot s’y jette à son tour; plusieurs capitaines gascons le suivent. MM. de Nevers et Bourdillon y font entrer des arquebusiers, que Monluc remplace ensuite par ceux du baron d’Anglure et de Valenville, renforcés de cent Allemands du colonel Lunebourg*. Le duc de Guise, qui avait tout vu de la rive droite, franchit le pont de Manom et arrive à la tour, monté « sur un courtaud bay ». Il embrasse Monluc, pénètre dans les casemates et les fait démolir par ses pionniers, tandis que les arquebusiers de Sarlabous quittent leur position et rentrent dans les tranchées. Il était près de cinq heures du soir. Monluc exagère un peu en disant que le combat avait duré de six à sept heures; il n'avait, en fait, commencé qu'à midi.
1. Le duc de Savoie à Philippe Il, Namur, 27 juin (Arch. Nat., K, 1491, n0 81; cf. RamcenBecx, Metz et Thionville sous Charles-Quint, 1881, pp. 336- 338).
2. Les Memotres confirment certains détails, mais sont plus vagues et paraissent dans l’ensemble moins exacts : « Cette resolution faicte par lesdictz capitaines [ Volmar et Millas|, ils donnèrent la teste baissée droict à eux, et en ce mesme tempz, monsieur de Nevers fist donner par quelques soldatz par le trou que les mineurs avoient faict et qui avoit esté achevé avec le canon, et à l'heure mesme nos soldatz qui estoient au hault de la tour ne faillirent pas de leur costé à les assaillir furieusement, de façon que les ennemys, se voyant si furieusement assaillys par trois endroictz, furent forcez de se retirer et abandonner ladicte tour, et affin que nos soldatz eussent une bonne teste pour les soustenir, si de fortune ils estoient repoussez ou bien, si la fortune les favorisoit au combat, pour estre secourus et renforcez, monsieur de Guise avoit faict advancer le colonel Lunebourg avec une bonne trouppe de lansquenetz. » (Fo 101 r0-vo0.)
3. BazLanp dit qu'il dura « quatre ou cinq heures ». — Michieli parle de. dix heures. — Voir les lettres du duc d’Aumale, Chauny, 22 juin, et du cardinal de Lorraine, Villers-Cotterets, 24 juin, à M. de Humières, annonçant la