‹ Blaise de Monluc HistorienChapitre 347 sur 533 · Monluc à la reine, Agen, 13 mars 1561 (IV · texte numérisé non relu

Monluc à la reine, Agen, 13 mars 1561 (IV

4. Burie au roi de Navarre et à la reine, Bordeaux, 30 et 31 mai (Arch. hist. de la Gir., X, 56-57). — Cf. Jurade d'Agen sur les prêches et sur les excès commis par les P. R., 12 avril (1b:d., XXIX, 18).

5. Le roi et la reine à Monluc, 9 Juillet (cité par pe Rue, Jeanne d'Albret, 1, 151, n. 5). Il importe de remarquer que cette répression fut ordonnée par la reine à la veille de Pédit du 11 juillet, signé sur l’avis du Parlement de Paris, pour interdire les prêches.

6. Burie au roi, 4 juillet (cité par pe Ruece, 0p. cit, 1, 151, n. 4).

dait qu'on le lui adjoignit pour apaiser les troubles, comme étant « fort digne et d’une plus grande charge que celle-là »”. Enfin, le 30 septembre, il vient avec le capitaine Arné rejoindre à Marmande le lieutenant de roi, qui se rend «le nouveau à Agen pour y rétablir lordre?. Il assiste à la pacification de la ville. Préoccupé de se conformer aux ordres du roi de Navarre et de la reine, et de tenir la balance égale entre les deux religions, Burie décide d'accorder aux réformés, de moitié avec les catholiques, l’église paroissiale de Sainte-Foy pour y célébrer leur culte, de faire apporter toutes les armes à l'hôtel de ville et d’instituer un conseil mi-parti de vingt-quatre membres. Monluc est là, approuvant hautement, bien plus prenant en main la cause des réformés, tenant les propos les plus irrévérencieux sur les mœurs du clergé catholique. Cest lÆistoire ecclésiastique qui nous renseigne sur son attitude. Le texte, très curieux, mérite d’être cité : « Monluc, en ce temps-là, ayant entendu que les affaires de la religion se portoient fort bien à la cour, estant aussi couru le bruit que Particle de la Cène y avoit esté accordé et mesme signé par l’évesque de Valence, frère d’iceluy, joinct que favorisant à ceux de la religion, il'espéroit de parvenir par ce moyen à ce qu'il prétendoit de longtemps, c’est à savoir le démembrement de la Guyenne en plusieurs pièces pour en avoir sa part, joua un merveilleux personnage et contre son naturel, qui estoit de n’estre pas fort dissimulé, et de ne parler que de bourreaux et de cordes. Et pourtant, dès le commencement de la requeste présentée contre les prévenus d’avoir brisé les images, tendant à la fin de les punir de mort, il dit tout haut qu’il ne faloit pas faire ainsi mourir les personnes desquelles le Roy auroit une fois besoin, mais que plus tost on les devoit envoyer au service du Roy, pour trois ans en Piedmont ou en Lorraine *;

1. Burie au roi, Bordeaux, 6 Juillet (Arch. hist. de la Gir., XNI, 261-262).

2. Burie au roi, Bazas, 28 septembre (anal. par DE RuBLe, 0p. cit., 1, 426). — Charles IX aux officiers et consuls d’Agen, 30 septembre (Arch. hist. de la Gir., XXIX, 19).

3. Jurades d'Agen du 4 et du 20 octobre (Arch. hist. de l& Gir., XXIX, 20-21). — Voir, sur les troubles d'Agen et l'intervention de Burie, pe Ruge, Jeanne d'Albret, T, 65-69, et Tnorx, op. cit. (Rev. de l'Agenais, XIX, 447- 450, 489-490).

4. Dans son ordonnance du 8 octobre pour la pacification de la Guienne, Burie proposait que le roi envoyät servir trois mois en Piémont les gentilshom-

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