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6. Elle fut signée par Fourquevaux, arrivé à Toulouse le vendredi matin (Fourquevaux à Jean de Saint-Sulpice, Narbonne, 17 juin, dans Camif, op. cül.,
col. 4).
ENTRÉE DE MONLUC A TOULOUSE (18 mar 1562). 429
sur ce point quelques détails à l’Æ/istoire ecclésiastique et affirme avec raison que sa venue décida les réformés à quitter la ville. Cette décision fut prise le dimanche matin, après la célébration de la Cène”. La sortie eut lieu le soir : « Le xvrr® dudit MOYS..., raconte Bellegarde, ilz habandonnèrent tout et sortirent demyheure avant soleil couchant; mais ce ne feust si secrettement qu'ilz ne feussent la plupart taillez en pièces par la compagnie de mondit sieur le mareschal [de Termes]. » La lettre de Bellegarde, confirmée par celle de Monluc et par une lettre de Fourquevaux ÿ, est d'accord avec les Commentaires et avec l'Histoire eccléstastique.
L'entrée de Monluc à Toulouse par le faubourg Saint-Cyprien eut lieu, comme il le dit, le lendemain lundi 18, « environ‘: vus heures du matin »*. Les comptes des archives municipales donnent sur cette entrée des détails très précis. Dans la matinée, les gens d’armes de la compagnie de Monluc arrivaient à l’hôtellerie du Faucon, où ils doivent séjourner jusqu’au samedi après diner. À l'hôtellerie du Cheval-Rouge, chez Étienne Faure, sont logés MM. de Leberon, Montozin, du Marün et La Grue, de la même compagnie”. Le reste est hébergé au Dauphin. M. de Terride est logé dans la maison de M. de Malras, où sire Vezian d’Antenac, marchand, avance les dépenses de bouche de sa compagnie®. Quant à Monluc, on à mis à sa disposition la maison d’un capitoul protestant, Pierre du Cèdre, sieur d’Assézat 7, Cet hôtel, l'un des plus beaux de la ville, lui plut sans doute; un
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3. « Les seditieux estoient deslogez de ladicte ville le soir devant sur les cinq heures... quelque peu de gens les surprit, et sans moy qui fiz tenir longuement les portes fermées, afin de leur donner loizir à la fuite, ils fussent esté plus mal tractez. » (Fourquevaux à Saint-Sulpice, 16 Juin.)
4. Lettres de Bellegarde et de Fourquevaux, déjà citées. — /Jist. eccl., WE, 34. — Une relation catholique publiée dans les Mém. de Condé, UT, 431, place
aussi le lundi l’entrée de Monluc « avec notable compagnye de cent chevaulx et quatre cens harquebouziers ».
5. Arch. munic. de Toulouse, CC, 1119. — L’hôtelier du Faucon mentionne sur sa note Q plusieurs extraordinaires qu'ont fait lesd, gendarmes, amenant gens de leur compagnie à dejeuner et collationner, tant après diner qu'après souper ».